Résultats des élections européennes 2019

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L'élection européenne 2019 en France

Quelque 350 millions d'Européens sont appelés aux urnes, du 23 au 26 mai 2019, pour renouveler leurs élus au Parlement européen. Comme les vingt-sept autres pays de l'Union européenne, la France participe à cette élection et enverra 79 eurodéputés sur les 705 qui obtiendront leur ticket pour Strasbourg. Pour la première fois en quarante ans, le Royaume-Uni, qui a décidé de quitter l'UE, ne participera pas à cette élection.

A quoi servent les élections européennes ?

Les élections européennes, qui se tiennent tous les cinq ans, servent à renouveler le Parlement européen. Chaque Etat y dispose d'un nombre de sièges en rapport avec sa population. Ainsi l'Allemagne, pays le plus peuplé, est représenté par 96 députés, devant la France (79 sièges), l'Italie (76 sièges), l'Espagne (59 sièges), la Pologne (52 sièges), la Roumanie (33 sièges), etc.

Le Parlement européen est l'un des deux organes législatifs de l'UE. Représentant les peuples, il est chargé d'amender et de voter les textes dans la plupart des domaines, conjointement avec le Conseil de l'Union européenne (composé d'un ministre de chaque pays), qui représente les Etats.

Le Parlement européen participe aussi à l'élaboration du budget de l'Union européenne et contrôle l'action de la Commission européenne, l'organe exécutif de l'UE. Après les élections européennes, les députés nouvellement élus seront d'ailleurs amenés à voter pour ou contre le nouveau président de la Commission européenne désigné par les Etats membres et à se prononcer sur la composition du collège de commissaires.

Quel est le contexte politique en France à l'approche des élections européennes ?

Pour Emmanuel Macron et La République en marche, ces élections européennes constituent un test électoral grandeur nature, deux ans après sa victoire à la présidentielle de 2017. Outre la désignation des représentants français au Parlement européen, cette élection revêt un intérêt politique, dans un paysage français marqué par une recomposition inédite.

Lors de l'élection présidentielle de 2017, les partis traditionnels ont été humiliés par l'accession au second tour d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, le premier en chef de file d'un mouvement prônant le dépassement du clivage gauche-droite, la seconde à la tête d'un Front national (devenu depuis Rassemblement national) en progression constante depuis qu'elle en a pris la tête en 2011.

Depuis 2017, les oppositions de gauche et de droite, très affaiblies, peinent à sortir de l'ornière et à retrouver le devant de la scène. Cette configuration constitue-t-elle une exception dans l'histoire de la Ve République, ou préfigure-t-elle son avenir ? Le résultat des élections européennes permettra peut-être de dégager une tendance.

Chacun à leur manière, et avec leur propre vocabulaire, Emmanuel Macron et Marine Le Pen vont essayer de faire des élections européennes un prolongement du second tour de l'élection présidentielle, en mettant l'accent sur l'affrontement entre europhiles et europhobes. Pour la très pro-européenne République en marche et ses alliés, il s'agira d'opposer les "progressistes" aux "nationalistes", tandis que le Rassemblement national, très eurosceptique, se présente en chantre des "patriotes" contre les "mondialistes".

Depuis l'automne 2018, et la crise des "gilets jaunes", Emmanuel Macron, dont le début de mandat a pris une teinte le plus souvent libérale sur le plan économique, a été contraint de prendre un virage plus social en annonçant des mesures comme l'augmentation de la prime d'activité ou l'annulation de la hausse de la CSG pour les retraités modestes. L'exécutif a lancé dans la foulée un grand débat national qui doit se tenir jusqu'au 15 mars et dont la synthèse doit être révélée en avril, à quelques semaines seulement des élections européennes.

Quelles sont les listes candidates aux élections européennes ?

Pour se présenter aux élections européennes, une liste doit contenir 79 noms, soit le nombre de sièges à pourvoir pour la France au Parlement européen, et doit présenter alternativement une personne de sexe différent.

A quelques mois de l'élection, La République en marche (alliée au MoDem de François Bayrou), n'a toujours pas désigné de chef de file, ce qui ne devrait être le cas que fin février ou début mars. Plusieurs partis ont fait le choix de la jeunesse ou du renouvellement pour bâtir leurs listes. C'est notamment le cas du Rassemblement national (ex-Front national), qui fait confiance à Jordan Bardella, 23 ans, pour mener la campagne. Les Républicains ont quant à eux investi François Xavier Bellamy, un intellectuel conservateur de 33 ans. La France insoumise a fait le choix de lancer sur le devant de la scène Manon Aubry, 29 ans, ancienne responsable de l'ONG Oxfam France. Quant au Parti communiste français (PCF), il est représenté lors de cette élection par l'élu parisien Ian Brossat, 38 ans.

A droite, les souverainistes de Debout la France présentent une liste menée par l'ancien candidat à la présidentielle Nicolas Dupont-Aignan. L'UPR de François Asselineau, Les Patriotes de Florian Philippot, Résistons de Jean Lassalle et l'UDI de Jean-Christophe Lagarde sont également sur la ligne de départ.

A gauche, les différentes chapelles partent en ordre dispersé. Outre la France insoumise et le PCF, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) présente sa propre liste, avec à sa tête l'eurodéputé sortant Yannick Jadot, tout comme Génération.s, emmené par Benoît Hamon. Autant de candidatures qui mettent à mal la volonté d'union prônée par le Parti socialiste et son premier secrétaire, Olivier Faure, qui se retrouvent sans alliés. A moins que les efforts du mouvement Place publique, porté par l'essayiste Raphaël Glucksmann, en vue d'un rassemblement à gauche, ne finissent par porter leurs fruits.

Reste la grande inconnue de ce scrutin : une liste "gilets jaunes" (voire plusieurs) sera-t-elle en mesure de se présenter ? Une liste intitulée Ralliement d'initiative citoyenne, portée par Ingrid Levasseur, une aide-soignante de l'Eure, a été ébauchée. Mais celle-ci a subi un accueil plus que mitigé de la part des autres figures du mouvement ainsi que sur les groupes de "gilets jaunes" sur les réseaux sociaux.

Quelles sont les spécificités des élections européennes ?

Les élections européennes sont traditionnellement marquées, en France, par une forte abstention. Depuis 1999, aucune élection européenne n'a franchi les 50% de participation. Lors du dernier scrutin européen, en 2014, près de 6 électeurs sur 10 ne se sont pas déplacés aux urnes.

Autre particularité : les élections européennes sont en France les seules à se dérouler à la proportionnelle intégrale. Ce mode de scrutin avantage les petits partis car il leur assure une représentation à toute liste obtenant au moins 5% des suffrages, ce qui limite le vote "utile" en faveur des grosses formations politiques. L'exemple le plus frappant est sans doute celui des listes EELV qui, en 2009, avaient recueilli plus de 16% des suffrages exprimés.

Enfin, depuis plusieurs scrutins européens, les chefs de file des listes les plus importantes sont rarement des responsables politiques de premier plan, ce qui était le cas dans les années 1980 et 1990 (François Mitterrand en 1979, Simone Veil en 1979 et 1984, Laurent Fabius et Valéry Giscard d'Estaing en 1989, Michel Rocard en 1994, Nicolas Sarkozy et François Hollande en 1999...).

Quand connaîtra-t-on les résultats des élections européennes ?

Tous les pays ne votent pas le même jour. La plupart des 27 Etats membres de l'UE, dont la France, l'Allemagne, l'Italie ou l'Espagne organisent le scrutin le dimanche 26 mai. Mais il aura lieu le jeudi 23 mai aux Pays-Bas, le vendredi 24 mai en Irlande et le samedi 25 mai en Lettonie, à Malte, en Slovaquie et en République tchèque. Cependant, les résultats de tous les pays seront dévoilés en même temps, le dimanche 26 mai, après la fermeture du dernier bureau de vote sur le continent. La composition du Parlement européen nouvellement élu sera alors connue rapidement.

Les élus de chaque pays devront ensuite s'affilier à une famille politique européenne. Les deux principales sont le Parti populaire européen (PPE), classé à droite, et le Parti socialiste européen (PSE), la grande formation de gauche parlementaire. Le plus important est le Parti populaire européen (PPE), grand parti de droite conservatrice, libérale et europhile, qui compte 218 députés. Viennent ensuite les Socialistes et démocrates (S&D), le grand groupe de gauche modérée, fort de 186 membres. D'autres groupes composent l'hémicycle comme les eurosceptiques de ECR, les libéraux pro-européens de l'ALDE, les Verts, la gauche antilibérale (GUE), les souverainistes de (EFDD) ou encore l'ENL (extrême droite).

Comment est élu le président de la Commission européenne ?

Le président de la Commission européenne, qui est le chef de l'exécutif européen, sera désigné plusieurs semaines après le verdict des urnes. Mais la procédure de désignation pour ce poste très important fait l'objet d'un différend entre le Parlement européen d'une part et les gouvernements des Etats d'autre part.

Historiquement, le président de la Commission européenne était nommé par le Conseil européen, c'est à dire par les chefs d'Etat et de gouvernements des pays qui se mettaient d'accord sur un nom. Mais depuis les élections de 2014, le traité de Lisbonne s'applique. Or, celui-ci précise que le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose au Parlement européen un candidat, "en tenant compte des élections au Parlement européen, et après avoir procédé aux consultations appropriées".

Pendant la campagne des élections de 2014, chaque parti politique européen a donc désigné un Spitzenkandidat, c'est à dire une personnalité amenée à diriger la Commission en cas de victoire lors des élections européennes. Le Parti populaire européen (PPE, droite) ayant remporté le plus grand nombre de sièges, c'est le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui avait été désigné Spitzenkandidat de ce parti, qui a été naturellement pressenti par le Conseil européen, puis validé par le Parlement.

Concernant le scrutin de 2019, la plupart des partis européens ont d'ores et déjà désigné leur Spitzenkandidat : l'Allemand Manfred Weber pour le Parti populaire européen (PPE), le Néerlandais Frans Timmermans pour le Parti socialiste européen (PSE), le Tchèque Jan Zahradil pour les Conservateurs européens (CRE), l'Allemande Ska Keller et le Néerlandais Bas Eickhout pour les Verts, ou encore la Slovène Violeta Tomic et le Belge Nico Cué pour la gauche radicale (GUE). Mais il n'est pas certain que cette procédure soit de nouveau appliquée, les chefs d'Etat et de gouvernement, parmi lesquels Emmanuel Macron et Angela Merkel, souhaitant garder toute latitude pour désigner le candidat de leur choix.

Résultats élections européennes 2019

Retrouvez ci-dessous les résultats des élections en France et dans les 27 pays de l'Union européenne, ainsi que la nouvelle composition du Parlement européen. Les résultats seront disponibles dans la soirée, après le scrutin du dimanche 26 mai 2019.

Les électeurs français désignent cette année 79 eurodéputés sur les 705 sièges à pourvoir. Conséquence du Brexit, la France sera mieux représentée dans cette nouvelle assemblée qu'elle ne l'était jusqu'à présent (74 sièges sur 751).

Les représentants français au Parlement européen sont élus en 2019 dans le cadre d'une circonscription nationale unique. Les grandes circonscriptions régionales mises en places lors des élections de 2004, 2009 et 2014 (Nord-Ouest, Ouest, Est, Sud-Ouest, Sud-Est, Massif central-Centre, Ile-de-France, Outre-Mer) sont abandonnées.

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