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Selon l'avocat de Bygmalion, de "fausses factures" ont servi à dissimuler les comptes de campagne de Sarkozy

"C'est l'UMP qui a pris la décision d'établir des factures", selon l'avocat Patrick Maisonneuve. 

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France Télévisions
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Jean-François Copé au QG de l'UMP, le 25 mai 2014. (FRED DUFOUR / AFP)

L'affaire Bygmalion prend de l'ampleur. L'avocat de cette agence de communication, Patrick Maisonneuve, affirme, lundi 26 mai, que les "fausses factures" ont été établies "à la demande de l'UMP" afin de dissimuler les comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. "C'est l'UMP qui a pris la décision d'établir des factures qui ne lui incombaient pas", a assuré le conseil de la société Bygmalion.

Selon lui les prestations pour lesquelles les factures ont été établies ont bien été effectuées par Bygmalion, mais la nature des événements a été maquillée : ceux qui étaient présentés comme des conventions UMP étaient en réalité des événements de campagne. "On parle de l'affaire Bygmalion, moi je pense que c'est l'affaire des comptes de campagne du candidat Nicolas Sarkozy", a affirmé Patrick Maisonneuve.

"Bygmalion a subi un chantage économique"

L'avocat de Bygmalion a expliqué que la société avait subi un "chantage économique" de la part de l'UMP pour participer à ce système de fausses factures. "Bygmalion n'a pas financé monsieur Copé", a en revanche précisé l'avocat. Selon lui, il n'y a eu "ni surfacturation, ni rétrocommission, ni enrichissement personnel", qui auraient pu profiter à l'actuel président de l'UMP. 

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