DIRECT. Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy déplore une "injustice" après sa condamnation à un an de prison ferme

L'ancien président de la République a été reconnu coupable de financement illégal de sa campagne électorale de 2012, mercredi.

L\'ancien président Nicolas Sarkozy arrive à l\'audience du procès Bygmalion au tribunal de Paris, le 15 juin 2021.
L'ancien président Nicolas Sarkozy arrive à l'audience du procès Bygmalion au tribunal de Paris, le 15 juin 2021. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)
Ce qu'il faut savoir

"Chacun peut un jour se trouver confronté à l'injustice." Nicolas Sarkozy a accusé le tribunal correctionel de Paris d'avoir "bafoué" le droit, jeudi 30 septembre, après sa condamnation à un an de prison ferme pour financement illégal de sa campagne électorale de 2012 dans le cadre de l'affaire Bygmalion"J'irai jusqu'au bout", a-t-il écrit dans un communiqué, confirmant avoir fait appel de cette décision. Suivez notre direct.

Une peine sévère pour Nicolas Sarkozy ? "Le président Sarkozy n'a jamais demandé à être mieux traité qu'un autre, mais n'a aucune raison de l'être moins bien, a fait valoir l'avocat de l'ancien président, Thierry Herzog. La peine prononcée est le maximum de la peine encourue alors même que jamais une juridiction ne peut envisager une sanction maximum lorsque le prévenu n'a jamais été condamné, ce qui est son cas aujourd'hui."

Treize autres prévenus condamnés. Ces anciens cadres de l'agence de communication et de l'UMP étaient poursuivis pour "faux", "usage de faux", "abus de confiance" ou "escroquerie". Ils ont tous été condamnés de 24 à 42 mois de prison, dont 12 à 24 mois de sursis. Des peines qu'ils effectueront tous avec un bracelet électronique. 

Jérôme Lavrilleux condamné à deux ans ferme. L'ancien directeur adjoint de la campagne présidentielle de 2012, Jérôme Lavrilleux, a lui été condamné à trois ans de prison dont un avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris. Il est également condamné à une peine d'inéligibilité de trois ans.