De Bygmalion au barreau, la nouvelle vie de Bastien Millot

Le fondateur de la société de communication impliquée dans une affaire de fausses factures présumées en lien avec l'UMP a récemment quitté Paris pour devenir avocat à Marseille. Entre autres.

Bastien Millot, le fondateur de Bygmalion, le 19 avril 2012 à Nice (Alpes-Maritimes).
Bastien Millot, le fondateur de Bygmalion, le 19 avril 2012 à Nice (Alpes-Maritimes). ( MAXPPP)

C'est la fin d'une relation passionnelle débutée il y a plus de vingt ans. Bastien Millot et la politique, c'est une rencontre qui remonte à 1991, lorsqu'à 19 ans, l'étudiant de Sciences Po rencontre Jean-François Copé. Vingt-trois ans plus tard, ce dernier a été contraint de démissionner, le 27 mai, de la présidence de l'UMP pour son implication dans l'affaire Bygmalion, du nom de la société fondée par Bastien Millot. Le spécialiste en communication, lui, a décidé de changer de vie et de devenir avocat il y a quelques mois de cela, alors que le nom de sa société était de plus en plus citée dans les médias pour diverses controverses.

Comme l'explique Le Monde, Bastien Millot a réalisé un vieux rêve en mars : il a prêté serment à la cour d'appel d'Aix-en-Provence, et s'est inscrit dans la foulée au barreau de Marseille. Pour ce faire, l'ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé a été obligé de quitter toutes ses autres fonctions de consultant en communication ou encore de chroniqueur radio. Depuis août 2013, il cherche ainsi à vendre les 23,7% des parts de Bygmalion qu'il possède. Il n'aurait toujours pas trouvé acquéreur.

"80 euros la nuit avec le petit-déjeuner"

Avec un cabinet d'avocat à Marseille, et un domicile situé à Samary-sur-Mer dans le Var, Bastien Millot a choisi le soleil, s'éloignant des soucis parisiens, mais aussi de sa région natale, la Picardie. Sauf qu'il a également décidé de maintenir une affaire sur place. Comme le raconte Le Figaro, il a racheté, pour "650 000 euros et un crédit de 15 ans", une maison de famille située à Séry-les-Mézières, sa ville natale, dans l'Aisne.

L'objectif est d'en faire une maison d'hôtes, avec quatre chambres haut de gamme, "à 80 euros la nuit avec le petit-déjeuner", comme il le détaille lui-même au Courrier picard. "On espère y accueillir des randonneurs, des touristes étrangers ou picards, mais aussi y organiser des réceptions de mariage et autres." Un changement de vie radical pour lequel ses connaissances dans l'événementiel seront donc toujours utiles.