Affaire Bygmalion : Jérôme Lavrilleux "n'a été qu'un rouage dans une organisation plus large"

Proche de Jean-François Copé et fondateur de l'agence de communication Bygmalion, Bastien Millot livre son sentiment sur l'affaire dans les colonnes du "Journal du Dimanche".

Jean-François Copé (à gauche) et son bras droit, Jérôme Lavrilleux (à droite), le 15 octobre 2012 à Paris.
Jean-François Copé (à gauche) et son bras droit, Jérôme Lavrilleux (à droite), le 15 octobre 2012 à Paris. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Qui savait que les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy étaient maquillés à l'aide de fausses factures ? Depuis les aveux télévisés de Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de Jean-François Copé, et les déclarations d'innocence de ce dernier, cette question est cœur de l'affaire Bygmalion, qui secoue l'UMP.

Dans les colonnes du Journal du Dimanche, Bastien Millot, proche de Jean-François Copé et fondateur de Bygmalion, donne sa version des faits. "Jérôme Lavrilleux n’a pas monté tout cela tout seul, ni n’avait les capacités pour le faire, juge-t-il. Il n’a été qu’un rouage dans une organisation plus large."

La directrice financière mise en cause

Aux policiers, les dirigeants de Bygmalion et d'Events & Cie, sa filiale événementielle, Guy Alves et Franck Attal ont donné un nom, avance le JDD. Celui de Fabienne Liadzé, directrice des affaires financières de l'UMP. Devant ses proches, Jérôme Lavrilleux répète lui qu'Eric Cesari, le directeur général de l'UMP, et Guillaume Lambert, directeur de la campagne 2012 "étaient parfaitement au courant".

Quid de Jean-François Copé, président de l'UMP à l'époque ? "Cela ne m'étonnerait pas que Jérôme n'en ait pas parlé à Jean-François", avance Bastien Millot, reprenant la ligne de défense des Copéistes. Le Journal du Dimanche rapporte pourtant qu'en novembre 2012, alors que l'UMP tardait à payer ses factures, des fournisseurs d'Events & Cie ont menacé de porter plainte. L'entreprise avertit l'UMP, qui règle la note immédiatement. "Jean-François Copé a-t-il aussi été tenu dans l'ignorance du risque judiciaire pour le parti ?", s'interroge l'hebdomadaire. La justice tranchera.