Affaire Bygmalion

Résumé de la rubrique

Lors du procès Bygmalion, prévu du 17 mars au 15 avril 2021 au tribunal judiciaire de Paris, la justice doit se pencher sur les frais de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. Elle doit également juger les responsables d’un système de fausses factures lors de cette campagne. L’ancien président Nicolas Sarkozy est jugé pour "financement illégal de campagne électorale". 

Treize autres personnes figurent aussi sur le banc des prévenus, poursuivis notamment pour "complicité" de financement illégal de campagne et "escroquerie". Il s'agit d'anciens cadres de l'UMP (devenu LR), des responsables de la campagne et des dirigeants de Bygmalion. Parmi eux, l'ex-député européen Jérôme Lavrilleux.

L’affaire Bygmalion, du nom de cette société de communication créée par deux proches de Jean-François Copé, est née en mars 2014 avec l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris. C’est en mai 2014 que le grand public en apprend l’existence lorsque Libération révèle que Bygmalion a reçu 20 millions d'euros de l'UMP pour l’organisation d’événements aux coûts largement exagérés, voire fictifs.

Un système présumé de fausses factures est mis au jour. Il permet aux dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle 2012 de ne pas dépasser, aux yeux des autorités, le plafond autorisé par la loi. Au lieu d'être facturés à l'association pour le financement de la campagne du président-candidat, les frais de campagne étaient, selon les enquêteurs, facturés à l'UMP par Bygmalion. Mais qui a vraiment été à la manoeuvre ? Le tribunal devra établir les responsabilités personnelles des 14 prévenus qui jusqu'à présent se sont toujours renvoyé la balle.