"Nous sommes en guerre", "On ne doit pas acheter de masques"... 10 déclarations qui ont marqué l'épidémie de coronavirus en France

De janvier à juin 2020, le monde s'est retrouvé face à une crise sanitaire d'une ampleur impressionnante. Alors que la France s'apprête à "tourner la page du premier acte" selon l'expression du président de la République, retour sur certaines déclarations marquantes de ces six mois de crise.

De janvier à juin 2020, le gouvernement a dû gérer une épidémie de coronavirus inédite.
De janvier à juin 2020, le gouvernement a dû gérer une épidémie de coronavirus inédite. (STEPHANIE BERLU / RADIO FRANCE)

À partir du 15 juin, "nous pourrons tourner la page du premier acte, en quelque sorte, de la crise que nous venons de traverser", a déclaré Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée du 14 juin.

Cette crise, celle du coronavirus, débute en décembre 2019 avec l'apparition d'un nouveau virus dans la ville de Wuhan en Chine. L’épidémie de Covid-19 va se propager dans le monde entier. La France compte à ce jour près de 30 000 morts et plus de 150 000 cas confirmés.

De janvier à juin 2020, le gouvernement a dû gérer une crise inédite dans le monde contemporain, crise sanitaire mais aussi économique et politique. franceinfo vous propose de revenir sur cette période et sur dix déclarations marquantes, qui éclairent a posteriori la façon dont la crise a été gérée dans notre pays.

21 janvier : "Le risque d'introduction en France est faible mais ne peut pas être exclu", affirme Agnès Buzyn

Ce qu’a dit Agnès Buzyn. La ministre de la Santé de l'époque assure que "le risque d'introduction en France est faible mais ne peut pas être exclu, d'autant qu'il y a des lignes aériennes directes" avec Wuhan.

Ce que l’on savait à l’époque. La Chine recense alors 300 cas confirmés de contamination au nouveau coronavirus apparu fin décembre sur un marché de Wuhan. Six personnes en sont décédées en Chine et plusieurs cas ont été confirmés à l'étranger dont un aux Etats-Unis. Selon les autorités sanitaires chinoises, le risque d'une transmission du virus entre humains est jugé "faible", même s'il n'est "pas exclu". Le 23 janvier Wuhan, la huitième ville de Chine, est placée en quarantaine par les autorités locales afin "d'enrayer efficacement la propagation du virus"

À l’époque sur franceinfo. Le virus pourrait-il contaminer d'autres continents ? Si oui, "on est beaucoup mieux préparés qu'il y a 20 ans au moment du Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère)", assure le 20 janvier sur franceinfo le professeur Yazdan Yazdanpanah, chef du service maladies infectieuses à l'hôpital Bichat à Paris. Les premiers Français sont rapatriés dans un centre de vacances de Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône). 

Ce que l'on sait maintenant. On apprendra finalement plus tard que le premier cas de Covid-19 a été détecté dès le 17 novembre 2019 en Chine. L'homme de 55 ans, présenté comme le patient zéro, n'a aucun rapport avec le marché de Wuhan. En France, les trois premiers cas confirmés de Covid-19 sont recensés le 24 janvier. En réalité, le virus pourrait avoir circulé bien plus tôt sur le territoire français également. Un cas datant du 2 décembre a notamment été confirmé.

18 février : "La France est prête", assure Olivier Véran

Ce qu’a dit Olivier Véran. Tout juste nommé ministre de la Santé en remplacement d'Agnès Buzyn, l'ex-député de l'Isère, invité de France Inter le 18 février, assure : "Je n'ai pas besoin de vérifier que la France soit prête, la France est prête ! Et elle est prête parce que nous avons un système de santé extrêmement solide."

Ce que l’on savait à l’époque. L'épidémie de coronavirus constitue une "très grave menace pour le reste du monde", selon l'OMS, le 10 février. À cette date, la barre des 1 000 morts en Chine a été franchie dépassant le bilan meurtrier du Sras, qui a fait 774 morts en 2002-2003. En France, le premier mort est recensé le 14 février. Il s'agit d'un touriste chinois de 80 ans, hospitalisé depuis fin janvier à l’hôpital Bichat, à Paris. 

À l’époque sur franceinfo. Des passagers du "Diamond Princess", un paquebot de croisière bloqué au large du Japon depuis le 3 février, sont rapatriés dans leur pays. Certains passagers ont contracté le coronavirus. "C'est dur d'être en quarantaine", racontent à franceinfo des passagers français.

Ce que l'on sait maintenant. En France, le 17 février, débute le rassemblement évangélique de l’Église Porte ouverte chrétienne à Mulhouse. Environ 2 000 personnes se réunissent, un millier au moins sont contaminées. Cette manifestation aura été l'un des principaux foyers épidémiques. 

25 février : la chloroquine "est probablement le traitement le moins cher et le plus simple pour traiter le coronavirus", selon Didier Raoult

Ce qu’a dit Didier Raoult. Le directeur de l’Institut Méditerranée Infection à Marseille estime, le 25 février sur franceinfo, que la chloroquine, "c'est le traitement le moins cher et le plus simple" d'ores et déjà disponible contre le Covid-19.

Ce que l’on savait à l’époque. Les scientifiques du monde entier planchent pour trouver un remède contre le coronavirus. Didier Raoult suscite l'espoir en publiant une vidéo vantant les capacités de l'hydroxychloroquine, un dérivé de la chloroquine utilisée contre le paludisme. Le traitement montre des signes d'efficacité contre le coronavirus, selon une étude préliminaire menée en Chine. Néanmoins, plusieurs experts appellent à la prudence en l'absence d'études plus poussées et en raison des effets indésirables qui peuvent être graves. L'OMS ne s'est, à cet instant, pas encore prononcée sur l'efficacité de cette molécule.

À l’époque sur franceinfo. L'enthousiasme de ce professeur marseillais a provoqué des réactions mitigées. Afin d'y voir plus clair, franceinfo s'est penché sur la chloroquine, le médicament qui suscite l'espoir de certains chercheurs.

Ce que l'on sait maintenant. La discussion est toujours aussi vive autour de l'hydroxychloroquine. Dernier rebondissement en date : celui autour d'une étude publiée le 22 mai dans la revue The Lancet, qui conclut que l'hydroxychloroquine n'est pas bénéfique aux malades du coronavirus et peut même être néfaste. Sa parution pousse l'OMS à suspendre les essais cliniques sur le traitement. Mais finalement, la revue fait machine arrière en publiant une mise en garde sur la fiabilité des données. L'OMS a depuis relancé les essais.

4 mars : "On ne doit pas acheter de masques", martèle Sibeth Ndiaye

Ce qu’a dit Sibeth Ndiaye. Dès l'annonce des premiers cas de coronavirus, de nombreux Français inquiets se rendent dans les pharmacies pour acheter des masques. Mais la porte-parole du gouvernement assure, le 4 mars sur France Inter : "On ne doit pas acheter de masques, et on ne peut pas en acheter, car on a donné des consignes aux pharmacies." Les masques sont réservés aux malades et aux professionnels de santé, précise la porte-parole du gouvernement. Par ailleurs, Sibeth Ndiaye affirme qu'il n'y a "pas de risque de pénurie pour les masques chirurgicaux puisqu'on a des stocks d'État qui ont été réalisés lors des précédentes mandatures".

Ce que l’on savait à l’époque. Le 27 janvier, Jérôme Salomon indique recommander "le port du masque pour les personnes malades" et "des équipements de protection uniquement pour les soignants". Au début de l'épidémie, l'OMS ne recommande pas le port du masque à l'ensemble de la population. L'organisation s'inquiétera aussi des effets contre-productifs que pourrait avoir son obligation généralisée. Le directeur général de la santé est auditionné le 26 février par la commission des affaires sociales du Sénat. Il assure que la France a "débloqué les stocks stratégiques et passé en urgence une commande de masques protecteurs à destination des professionnels de santé."

À l’époque sur franceinfo. En première ligne, des médecins libéraux interrogés par franceinfo critiquent le manque de considération et de moyens face au coronavirus en particulier sur les masques"Le problème, c'est qu'on n'en a pas ! Malgré nos demandes depuis dix jours, on ne sait pas où sont les masques", s'alarme un médecin généraliste. 

Ce que l'on sait maintenant. La France ne disposait pas, au début de la crise, d'un stock de masques suffisant pour affronter une pandémie d'une telle ampleur. En mars, Olivier Véran avait affirmé que lors de son arrivée au ministère de la Santé, les stocks stratégiques d'État comptaient 117 millions de masques chirurgicaux, et aucun masque FFP2. Une réserve largement insuffisante lorsque l'on sait que la France "consomme" quelque 40 millions de masques par semaine en temps de pandémie. La France prend un décret pour réquisitionner "l'ensemble des stocks et productions de masques sur le territoire national". Le 3 avril, l'Académie nationale de médecine recommande le port obligatoire de masques protecteurs pour les sorties, et appelle les Français à s'en fabriquer eux-mêmes. Le port du masque antiprojections sera finalement rendu obligatoire le 11 mai, dès la première semaine du déconfinement, dans les transports publics ainsi que dans les lieux où "les règles de distanciation physique ne peuvent être garanties".

12 mars : "Nous n’avons jamais envisagé la fermeture totale des écoles", prétend Jean-Michel Blanquer

Ce qu’a dit Jean-Michel Blanquer. "Nous n’avons jamais envisagé la fermeture totale des écoles", assure, le 12 mars sur franceinfo, le ministre de l’Education. Jean-Michel Blanquer promet également aux parents contraints de garder les enfants à la maison qu'il "n'y aura pas de pertes financières".

Ce que l’on savait à l’époque. La France déplore 48 morts du coronavirus et plus de 2 000 cas sont confirmés. Des établissements scolaires ont déjà fermé leurs portes en raison de l'épidémie, notamment dans l'Hérault, l'Oise et le Haut-Rhin. Cela concerne plus de 400 000 élèves selon le ministre de l'Éducation.

À l’époque sur franceinfo. La fermeture des écoles annoncée par Emmanuel Macron rassure une partie des enseignants. Pour le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, c'est "une mesure qui va dans le bon sens"

Ce que l'on sait maintenant. Malgré la déclaration du ministre de l'Education nationale, dès le soir du 12 mars, Emmanuel Macron annonce la fermeture des écoles, collèges, lycées et universités.

16 mars : "Nous sommes en guerre", déclare Emmanuel Macron qui met en place un confinement

Ce qu’a dit Emmanuel Macron. Lors de sa deuxième allocution solennelle, le chef de l’État adopte un ton martial : "Nous sommes en guerre. En guerre sanitaire, certes. Nous ne luttons ni contre une armée, ni contre une autre nation. Mais l’ennemi est là (…) Dès demain, midi, et pour 15 jours au moins, nos déplacements seront très fortement réduits." Parmi les décisions annoncées, le report du second tour des élections municipales et la suspension de "toutes les réformes en cours".

Ce que l’on savait à l’époque. Comme pour l’Italie et l’Espagne, le confinement devient la règle en France pour initialement 15 jours à partir du 17 mars à midi. Seuls les déplacements pour des raisons de première nécessité ou pour faire de l'exercice à proximité de son domicile sont autorisés. "Le mot d'ordre est clair : restez chez vous !", martèle Christophe Castaner. Toutes les personnes qui circuleront devront être "en mesure de justifier leur déplacement", explique le ministre de l'Intérieur. Une attestation sur l'honneur doit être remplie par les citoyens pour justifier de leurs déplacements.

À l’époque sur franceinfo. L'opposition dénonce un discours "flou" et certains "attendaient des mesures plus strictes".

Ce que l’on sait maintenant. Le confinement durera finalement huit semaines. Durant cette période, de nouvelles mesures apparaissent, comme la restriction des activités physiques limitées à un rayon de 1 km, ou encore la fermeture des marchés ouverts (sauf dérogation accordée par le préfet sur demande du maire). Selon une étude menée par des chercheurs de Rennes, le confinement aurait permis de sauver plus de 60 000 vies. L'impact économique de cette période est gravissime, l'OFCE évalue fin avril que les huit semaines de confinement pourraient faire perdre 120 milliards d'euros d'activité à la France.

17 mars : le maintien du premier tour des municipales "fondé sur des motifs scientifiques", assure Edouard Philippe

Ce qu'a dit Edouard Philipe. Le premier tour des élections municipales s’est déroulé le 15 mars. Pourtant, la veille, le Premier ministre a annoncé la fermeture de l'ensemble des lieux publics non indispensables. "Notre décision a été fondée sur des motifs scientifiques et elle est parfaitement assumée", déclare Edouard Philippe lors du 20h de France 2.

Ce que l’on savait à l’époque. Le Premier ministre réagit le jour-même de la parution d'une interview de l’ex-ministre de la santé Agnès Buzyn au journal Le Monde. Elle qualifie ce premier tour de "mascarade" : "Le 30 janvier, j'ai averti Edouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir." Le gouvernement assure avoir pris ces décisions en tenant compte de l'avis des scientifiques. Le 13 mars, Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, explique qu'"il n'y avait pas d'élément pour penser qu'il y aurait un sur-risque" pour les personnes de plus de 70 ans à participer aux élections municipales.

À l’époque sur franceinfo. Emmanuel Macron a sérieusement envisagé, le 12 mars, de reporter les élections municipales. Faute de consensus politique, il a été contraint de faire marche arrière. franceinfo vous raconte les coulisses de cette folle journée.

Ce que l’on sait maintenant. Au final, 21 millions d’électeurs se déplacent pour participer au vote. Le taux d'abstention dépasse 55%, soit 20 points de plus qu'en 2014. Une semaine plus tard, plusieurs assesseurs et présidents de bureaux affirment qu’ils ont développé des symptômes du Covid-19. Cependant, une étude avait conclu que le maintien du premier tour n’avait pas accéléré statistiquement la circulation du virus. Publiée dans MedRxiv, l'étude ne nie pas cependant que des contaminations aient pu avoir lieu. Les nouveaux conseils municipaux, de plus de 30 000 communes, élus au premier tour, ne pourront se mettre en place qu’à partir de la fin du mois de mai. Le second tour des municipales aura finalement lieu le 28 juin.

25 mars : Emmanuel Macron promet "un plan massif d’investissement et de revalorisation" pour l'hôpital

Ce qu'a dit Emmanuel Macron. Le chef de l'État visite, masque sur le nez, l’hôpital militaire installé à Mulhouse (Haut-Rhin), l’un des foyers de propagation du coronavirus. Il promet "un plan massif d'investissement et de revalorisation" pour l'hôpital à l'issue de la crise.

Ce que l’on savait à l’époque. Le manque d’annonces pour les soignants lors de l’allocution du 16 mars a été soulevé par certains professionnels. Eric Caumes, le chef du service des maladies infectieuses à la Pitié-Salpêtrière, regrette l'absence d'un "geste" du président. Lors de cette visite, Emmanuel Macron annonce des heures supplémentaires majorées et une prime exceptionnelle pour "l'ensemble des personnels soignants et des fonctionnaires mobilisés" face à l'épidémie.

À l’époque sur franceinfo. Encourageantes pour le personnel soignant, les annonces du président de la République n’en restent pas moins tardives, à en croire le chef du service des urgences et du Smur des hôpitaux civils de Colmar, qui confie, le 26 mars sur franceinfo, un épuisement teinté d’amertume.

Ce que l'on sait maintenant. Le gouvernement tente d'apporter des réponses aux problème de l'hôpital avec le "Ségur de la santé". Cette vaste concertation a été ouverte le 25 mai par Edouard Philippe. Pendant sept semaines, le gouvernement doit lancer plusieurs chantiers afin d'améliorer la prise en charge des malades et les conditions de travail des soignants.

13 avril : Emmanuel Macron souhaite que les enfants retrouvent "le chemin des classes" à partir du 11 mai

Ce qu’a dit Emmanuel Macron. Lors de son allocution à la mi-avril, le président de la République déclare que "le confinement le plus strict doit se poursuivre jusqu'au lundi 11 mai". Le retour "progressif" des élèves dans les établissements scolaires doit commencer à partir de cette date : "Trop d'enfants sont privés d'école sans avoir accès au numérique et ne peuvent être aidés de la même manière par les parents, c'est pourquoi nos enfants doivent pouvoir retrouver le chemin des classes."

Ce que l’on savait à l’époque. La France ne fera donc pas comme l’Italie qui maintient, elle, la fermeture de ses écoles jusqu’en septembre. Mais, "tout le monde ne rentrera pas au même moment, c’est déjà certain", prévient Jean-Michel Blanquer. La journée du 11 mai devient d’ailleurs une pré-rentrée pour les enseignants, afin de mieux préparer le retour des élèves. 

À l’époque sur franceinfo. Cette décision du retour des élèves en classe ne plaît pas à tout le monde. "On a l'impression d'être sacrifiés sur l'autel de l’économie", dénonce la syndicaliste Francette Popineau. "Ça fait courir un risque inutile", alerte de son côté le médecin Jean-Paul Hamon. Après deux mois d'absence, les enseignants sont de retour le 11 mai dans les établissements scolaires, comme dans une école à Crécy-sur-Serre (Aisne).

Ce que l’on sait maintenant. Les enfants seraient moins porteurs du coronavirus que ce que pensaient à l'époque les autorités, selon les dernières données scientifiques. Ils contribueraient peu à la dynamique de l’épidémie. Jean-Michel Blanquer indiquera, le 29 mai, que l’Éducation nationale a perdu le contact avec 4% des élèves en moyenne à la fin du confinement. Dans sa dernière allocution, Emmanuel Macron a annoncé que les crèches, écoles et collèges rouvriront pour tous les élèves à partir du 22 juin. La seule incertitude concerne les lycéens : certains retournent dans leurs établissements, d'autres non. 

7 mai : "L'objectif est que nous puissions vivre avec ce virus", indique Edouard Philippe qui présente un plan de déconfinement

Ce qu'a dit Edouard Philippe. À quatre jours de la date de sortie du confinement, Edouard Philippe et plusieurs de ses ministres précisent les derniers détails du plan de déconfinement. "L'objectif, pas seulement celui du gouvernement, celui de tous les Français, est de faire en sorte que nous puissions vivre avec ce virus", déclare le Premier ministre.

Ce que l’on savait à l’époque. Parmi les mesures retenues par le gouvernement, la plus importante reste encore la restriction des déplacements dans une limite de 100 km autour du domicile. La carte "définitive" du déconfinement est présentée, coupant la France en deux, avec des zones vertes et rouges. La teinte des départements est attribuée en fonction de trois critères principaux : la circulation active du virus, la tension hospitalière en réanimation et la capacité en tests de dépistage du Covid-19, par prélèvement nasal. Quatre régions (Hauts-de-France, Grand-Est, Bourgogne-Franche-Comté et Ile-de-France) sont classées en rouge.

À l’époque sur franceinfo. Le respect de la règle des 100 km pose de nombreuses questions aux Français mais aussi aux forces de l’ordre. Le gouvernement envisage aussi dans un premier temps de laisser les plages fermées "au moins jusqu'au 1er juin" mais il recule face aux nombreuses demandes d’élus. Les parcs et jardins des départements classés rouge doivent rester fermés après le 11 mai. La question de leur réouverture dans la capitale a été l'occasion d'un bras de fer politique entre le gouvernement et la mairie de Paris.

Ce que l'on sait maintenant. La limite des 100 km sera abandonnée par le gouvernement le 2 juin. Cette date marque le début de la seconde phase du déconfinement. "Au cours de cette phase 2, la liberté va redevenir la règle et l'interdiction constituera l'exception", précise le Premier ministre, le 28 mai. Le virus a perdu du terrain mais des territoires font l’objet d’une vigilance particulière : il s'agit de l'Île-de-France, Mayotte et la Guyane. Les hébergements touristiques peuvent rouvrir à partir du 2 juin sauf dans ces trois régions. Dès le 2 juin, les bars et les restaurants peuvent rouvrir dans les zones vertes, le 15 juin en Île-de-France.