Valérie Pécresse

Résumé de la rubrique

"Aujourd'hui, pour la première fois de son histoire, le parti du général de Gaulle, de Georges Pompidou, de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, va se doter d'une candidate à l'élection présidentielle." Le 4 décembre 2020, Valérie Pécresse a plié le match face à Eric Ciotti en s'imposant avec 60% des voix lors du congrès des Républicains. Elle a aussi terrassé celui qui était alors le favori de cette course à l'investiture, Xavier Bertrand. La présidente de la région Ile-de-France est donc la candidate LR de cette présidentielle. 

Elle a gravi tous les échelons politiques. A 54 ans, Valérie Pécresse peut se targuer d'un beau CV comme la République peut en offrir. Enarque, elle entre au Conseil d'Etat avant d'être nommée conseillère technique à l'Elysée sous la présidence de Jacques Chirac. Elle se frotte au suffrage universel en devenant députée des Yvelines en 2002 puis elle est élue conseillère régionale d'Ile-de-France sur la liste conduite par Jean-François Copé deux ans plus tard. En 2007, elle entre au gouvernement de François Fillon comme ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Elle fait notamment voter la loi sur l'autonomie des universités qui est fortement contestée dans la rue. Valérie Pécresse s'est d'ailleurs félicitée pendant les débats LR d'avoir "tenu" face aux contestataires. Elle est nommée ministre du Budget en 2011, puis porte-parole du gouvernement. En 2015, elle parvient à arracher la région Ile-de-France à la gauche en s'imposant face à Claude Bartolone, successeur de Jean-Paul Hamon. Elle est réélue lors des élections régionales de juin 2021, ce qui constitue la parfaite rampe de lancement pour sa candidature à la présidentielle. 

Sécurité et pouvoir d'achat pour son programme. Pour cette première élection, celle qui se présente comme "la dame de faire" veut être candidate du "choc du pouvoir d'achat" et de la sécurité. Elle promet notamment une hausse des salaires de 10% jusqu'à 2,2 smic net et veut permettre aux Français de convertir leurs RTT en salaire, sans charges patronales. Pour "ramener l'ordre", Valérie Pécresse propose des brigades "coup de poing" dans les quartiers sensibles, un "plan de sauvetage pour la justice" ou une politique de "visa contre retour de clandestins" sur l'immigration.