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Pass Navigo : quatre questions sur le dédommagement des abonnés annoncé par Valérie Pécresse

Les images de rames bondées et de trains retardés ont fait polémique ces derniers mois, surtout après l'annonce de l'augmentation du pass Navigo. La présidente de la région parisienne et d'Île-de-France mobilités promet aux usagers concernés qu'ils seront dédommagés. On vous détaille le dispositif.
Article rédigé par franceinfo - Louise Buyens
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Les usagers du métro parisien à la station Nation, le 31 janvier 2023. (DELPHINE GOLDSZTEJN / MAXPPP)

Valérie Pécresse l'avait promis dans ses vœux pour la nouvelle année aux Franciliens : la présidente de la région parisienne et d'Île-de-France Mobilités, l'autorité chargée d'organiser les transports franciliens, veut dédommager les usagers pour les nombreux problèmes rencontrés depuis plusieurs mois dans les métros, bus et RER. Il ne s'agit pas des grèves de cheminots mais des retards et rames bondées qui ont fait polémique ces derniers mois. Voici comment le dispositif est conçu.

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Qui va pouvoir en bénéficier ?

Tous les usagers des transports en commun franciliens recevront 37,60 euros, soit la moitié d'un mois d'abonnement à condition d'avoir payé un abonnement Navigo pendant au moins trois mois entre septembre et décembre dernier. Une période durant laquelle il y a eu beaucoup de problèmes sur le réseau francilien, reconnaît Valérie Pécresse. La présidente de la région veut faire un geste : "Quand, pendant trois mois, vous subissez des désagréments, vous avez droit à remboursement. Et face à l'augmentation du pass Navigo [que nous avons décidée] en janvier à cause, vous le savez, de l'augmentation du coût de l'énergie et de l'inflation, [il faut] que les Franciliens en aient pour leur argent. Les transports ne marchent pas, on rembourse." Les abonnements à la semaine ou les tickets à l'unité sont en revanche exclus du dispositif. 

Quelle(s) démarche(s) faut-il effectuer ?

Les demandes de dédommagement pourront être faites à partir du 14 février sur le site d'Île-de-France Mobilités et jusqu'au 14 mars dernier délai. Il faudra renseigner le numéro de son pass Navigo ou fournir une capture d'écran de son compte bancaire. Les usagers du RER B ou D, deux lignes où les dysfonctionnements ont été très importants depuis la rentrée, pourront aussi être dédommagés. Il faudra là encore fournir un justificatif de domicile ou une attestation employeur pour prouver que l'on utilise bien ces lignes. La région et Île-de-France mobilités prévoient de rembourser un demi-mois ou un mois entier d'abonnement, selon la régularité des trains. Les abonnés qui empruntent à la fois le bus ou le métro et le RER pourront ainsi cumuler les deux indemnisations.

Combien cette mesure va-t-elle coûter ?

Techniquement rien du tout puisque l'autorité qui organise les transports franciliens n'a pas payé la RATP et la SNCF pour l'offre qu'elles n'ont pas fournie. Cela représente 67 millions d'euros depuis septembre. Cette somme qui sera directement reversée aux usagers. Près de 3,5 millions de personnes sont potentiellement concernées.

Les problèmes dans les transports vont-ils cesser ?

Le dédommagement est une chose, l'amélioration de la qualité de l'offre de transport en est une autre. Les usagers remboursés peuvent-il espérer la fin prochaine de la cohue sur les quais ? "Le redressement est enclenché et ça progresse doucement", assure Valérie Pécresse. La présidente de région promet un retour à la normale au 1er avril pour les métros (et ce n'est pas un poisson). Il faudra attendre cet été en ce qui concerne les bus.

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