Législatives 2022 : Les Républicains cherchent et se trouvent des raisons d'espérer

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Lucidité ou méthode Coué ? Les Républicains espèrent encore déjouer les pronostics, en faisant élire un maximum de députés.

Article rédigé par
Neïla Latrous - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Bureau politique des LR le 7 juin 2022 en vue du premier tour des élections législatives (illustration). (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Un conseil stratégique s’est tenu mardi 7 juin au siège du parti Les Républicains. Une réunion de grands chefs, d’abord pour "faire une photo de famille commune", résume l’un d’eux, comme pour préciser qu’il y avait ce besoin de renvoyer en public l’image d’un camp toujours uni. L’essentiel était ailleurs.

La réunion a été l’occasion pour les ténors de LR d’échanger "(leurs) impressions et retours de terrain", indique l’un d’eux. Car ils font tous en ce moment un tour de France pour soutenir des aspirants à la députation. "Ce qu’il en ressort, indique l’un d’eux, c’est que l’impression qu’on a ne correspond pas à ce qu’on dit au niveau national". Aussi, ce scrutin laisse perplexes les grands élus LR qui se refusent à tout pronostic chiffré sur le nombre de sièges escomptés. Les stratèges de la droite veulent croire qu’ils résisteront bien mieux que prévu et qu’ils peuvent encore sauver un grand nombre de la centaine de députés qu’ils ont aujourd’hui.

Les LR misent sur les "pépins" de la majorité et sur l'abstention

Première raison d'espérer : les retours de déplacement, avec "des salles bien mieux remplies qu'à la fin de la présidentielle", glisse un ancien ministre. Deuxième raison : les sondages locaux commandés par LR dans certaines circonscriptions, qui prédisent davantage de sièges que les sondages nationaux. Troisième raison : la mauvaise campagne de la majorité. Un sénateur veut croire que "les candidats Macron partent avec des semelles de plomb. La stratégie du président d’une campagne sous chloroforme ne fonctionne que par temps calme… sauf qu’ils ont enchaîné les pépins", se réjouit le même. La polémique Damien Abad, celle autour de la nomination du ministre de l'Éducation Pap Ndiaye, ou encore les violences en marge de la finale de la Ligue des champions laissent à penser chez LR que les électeurs se détourneront du vote Macron.

Dernier motif d'espoir : l’abstention, que Les Républicains anticipent à plus de 50%. "La configuration est celle d’une législative partielle", analyse un membre du conseil stratégique. D’après lui, les ressorts du scrutin seront les mêmes que lors de ces élections exceptionnelles, organisées quand un député est empêché d’exercer son mandat et qu’il faut convoquer les électeurs un peu à la hâte. En général, ces élections se soldent par une faible participation et un électorat type à convaincre : les aînés, les commerçants, les chefs de petites entreprises, les artisans, les indépendants. "Notre électorat, plus légitimiste et plus rural, se déplace plus que les autres", se rassure aussi un grand élu. Verdict dimanche à 20 heures.

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