Affaire Tarnac

Le "groupe de Tarnac", présenté comme proche de l'ultra-gauche, est soupçonné d'être à l'origine de sabotages de lignes SNCF sur des caténaires dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne en 2008. Le groupe tient son nom d'une commune de Corrèze autour de laquelle gravitaient une vingtaine de jeunes militants, un groupe baptisé officieusement "comité invisible, sous-section du parti imaginaire". 

Huit d'entre eux, dont Julien Coupat, sont renvoyés devant un tribunal correctionnel, dont trois d'entre eux pour "association de malfaiteurs". Mais Jeanne Duyé, la juge antiterroriste en charge du dossier, n'a pas retenu la qualification de "terrorisme" pourtant requise par le parquet. Ce dernier a fait appel. 

Cette affaire a suscité une vive polémique, le gouvernement et la ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, ayant été accusés de l'instrumentaliser en insistant sur son caractère terroriste.

Julien Coupat, 41 ans, et son épouse Yildune Lévy, 31 ans, ont reconnu leur présence dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 à Dhuisy (Seine-et-Marne) aux abords de la voie ferrée où passe le TGV Est, mais ont toujours nié avoir participé à la pose d'un fer à béton, retrouvé plus tard sur la caténaire. 

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