Tarnac : procès d'un sabotage

Le procès du groupe de Tarnac (Corrèze) s'ouvre ce 13 mars à Paris. Huit personnes ont été mises en examen à l'issue de l'enquête menée par la section antiterroriste. Ils sont jugés pour des dégradations commises sur des TGV. L'affaire avait fait beaucoup de bruit en 2008. Aujourd'hui, le dossier s'est considérablement affaibli.

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France 2

Le petit village de Tarnac (Corrèze) est lié à une affaire judiciaire. Les 324 habitants sont partagés entre ceux qui soutiennent les prévenus et ceux qui veulent tourner la page et se faire oublier de la presse. Le 11 novembre 2008,  la police judiciaire interpelle à Tarnac plusieurs jeunes militants de la mouvance anarchiste. Ils sont accusés d'avoir tenté de saboter plusieurs jours plus tôt des lignes SNCF en posant sur les caténaires des fers à béton. Julien Coupat, considéré comme le chef du groupe, et neuf autres personnes sont poursuivis pour terrorisme.

Des charges revues à la baisse

Dix ans plus tard, les charges ont été revues à la baisse. La justice ne parle plus de terrorisme et n'évoque qu'une seule ligne TGV sabotée au lieu de cinq. Julien Coupat accuse la justice d'acharnement. La défense veut inverser la machine et partir à l'offensive. Le procès sera suivi attentivement dans le petit village de Tarnac.

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L\'une des personnes arrêtées le 11 novembre 2008, à Tarnac (Corrèze).
L'une des personnes arrêtées le 11 novembre 2008, à Tarnac (Corrèze). (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)