Affaire Tarnac : relaxe générale

Tout ça pour ça, diront certains. L'affaire Tarnac. C'était il y a 10 ans. Des militants, qui étaient alors accusés de terrorisme, ont tous été relaxés ce jeudi 12 avril. Entre 2008 et aujourd'hui, le dossier n'a cessé de se dégonfler.

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Non coupables de dégradations matérielles, non coupables d'association de malfaiteurs. Pour la défense de Julien Coupat et de Yildune Lévy, cette relaxe dans l'affaire Tarnac est une victoire. "Il y a enfin, après 10 ans de procédure, l'oeuvre de justice qui vient de passer. C'était une justice indépendante, et il était temps que ça arrive", explique Me Marie Dose, avocate de Yildune Lévy. "C'est une humiliation pour les services de l'antiterrorisme de l'époque et pour le magistrat instructeur", estime pour sa part Me Jérémie Assous, avocat de Julien Coupat.

L'implication de Julien Coupat et de Yildune Lévy n'a pas été prouvée

Julien Coupat était absent, seule son ex-compagne s'est exprimée pour délivrer un message politique. "Moi je choisirai d'être en marche, mais vers l'avenir, vers l'avenir en commun, vers un bouleversement possible de l'ordre des choses". Les deux principaux protagonistes du dossier avaient été arrêtés en 2008 à Tarnac (Corrèze), soupçonnés d'avoir voulu saboter une ligne TGV. Mais selon le tribunal, aucune investigation n'a permis de prouver leur implication.

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Le leader du groupe de Tarnac, Julien Coupat, arrive au palais de justice de Paris, le 14 mars 2018.
Le leader du groupe de Tarnac, Julien Coupat, arrive au palais de justice de Paris, le 14 mars 2018. (PATRICE PIERROT / CROWDSPARK / AFP)