Procès Tarnac : désinvolte, Julien Coupat remporte la première manche face à la justice

Ce mardi 13 mars a eu lieu l'ouverture du procès du groupe de Tarnac, constitué de militants libertaires, dont le célèbre Julien Coupat, et accusé de terrorisme en 2008. Les huit prévenus ne sont plus jugés que pour le sabotage d'une ligne SNCF. Le journaliste Dominique Verdeilhan nous en dit plus.

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FRANCE 2

En duplex depuis le palais de justice de Paris, le journaliste Dominique Verdeilhan revient en détail sur le déroulé de la première journée de procès de Tarnac, le groupe de militants qui avait saboté une ligne SNCF en 2008. "Il est assez rare de voir un prévenu arriver à son procès avec un sourire et une décontraction aussi affichés, alors qu'on encourt quand même cinq ans de prison", commente Dominique Verdeilhan, en référence à l'attitude de Julien Coupat, le plus emblématique de ses militants. "Julien Coupat n'hésitera pas, ostensiblement, à regarder en l'air lorsque la présidente du tribunal s'adressera à lui, et n'hésitera pas non plus à plaisanter avec ses sept coprévenus", ajoute-t-il.

La défense veut faire le procès d'un fiasco judiciaire

"Désinvolture, provocation pour certains : son avocat préfère parler de sérénité. La défense veut faire de ce procès celui d'un fiasco judiciaire, et ce soir, Julien Coupat a gagné la première manche : il vient d'obtenir du tribunal qu'il se rende dans une dizaine de jours pour une reconstitution près de la voie ferrée SNCF du TGV, où les faits se sont déroulés il y a bientôt dix ans", conclut le journaliste.

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Panneau de signalisation de la ville de Tarnac, en Corrèze.
Panneau de signalisation de la ville de Tarnac, en Corrèze. (PASCAL LACHENAUD / AFP)