Procès Tarnac : Julien Coupat et Yildune Lévy relaxés pour la dégradation d'une ligne SNCF

Julien Coupat, longtemps présenté par l'accusation comme le théoricien du groupe libertaire de Tarnac, était jugé avec son ex-compagne par le tribunal correctionnel de Paris.

Le leader du groupe de Tarnac, Julien Coupat, arrive au palais de justice de Paris, le 14 mars 2018.
Le leader du groupe de Tarnac, Julien Coupat, arrive au palais de justice de Paris, le 14 mars 2018. (PATRICE PIERROT / CROWDSPARK / AFP)

Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé, jeudi 12 avril, la relaxe de Julien Coupat, longtemps présenté par l'accusation comme le théoricien du groupe libertaire de Tarnac, et son ex-compagne Yildune Lévy pour les faits d'"association de malfaiteurs" et la dégradation d'une ligne SNCF. Ils ont en revanche été reconnus coupables de refus de prélèvement ADN. Ils ont tous deux été dispensés de peine, "compte tenu de l'ancienneté des faits".

"Le procès-verbal de surveillance ne démontre pas que [Julien Coupat et Yildune Lévy] seraient les auteurs des dégradations" commises dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 à Dhuisy (Seine-et-Marne), a estimé la présidente dans son jugement. "L'audience a permis de comprendre que le groupe de Tarnac était une fiction."

Six autres militants étaient jugés en même temps que Julien Coupat et Yildune Lévy. Christophe Becker est le seul à avoir été condamné, écopant de quatre mois de prison avec sursis pour recel de vol, tentative de falsification de document administratif et refus de prélèvement ADN. Tous les autres prévenus ont été relaxés des faits qui leur étaient reprochés.