Tarnac : Lévy et Coupat relaxés

Après dix années de procédure judiciaire, le groupe de Tarnac emmené notamment par Julien Coupat a été relaxé. Huit de ses membres étaient jugés pour sabotage de matériel ferroviaire.

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Julien Coupat et Yildune Lévy sont relaxés depuis ce jeudi. Pendant dix ans, le groupe de Tarnac était présenté comme dangereux. Prônant l’anticapitalisme, huit de ses membres étaient jugés pour sabotage sur lignes de la SNCF. Ils étaient surtout accusés d’association de malfaiteurs et dégradation de matériel ferroviaire. Le tribunal correctionnel les a lavés de tout soupçon. Seul un des membres a été condamné à quatre mois de prison avec sursis. Un fiasco judiciaire pour les avocats. "C’est une humiliation pour les services de l’antiterrorisme de l’époque, le magistrat instructeur et le parquet antiterroriste", déplore Me Jérémie Assous, avocat de Julien Coupat.

Les failles d’une enquête

En novembre 2008, ce groupe libertaire était interpellé à Tarnac en Corrèze. Julien Coupat était présenté comme le théoricien. L’instruction s’était enlisée et la qualification terroriste avait été abandonnée, révélant les failles d’une enquête sous pression politique. "En dix années, on n’a pas été capable d’instruire à décharge que les méthodes de l’antiterrorisme ne sont pas des méthodes qui aboutiront nécessairement à une déclaration de culpabilité et tout cela est rassurant. C’est une justice indépendante", s’est félicitée Me Marie Dosé, avocate de Yildune Lévy. Le parquet peut encore faire appel.

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Le leader du groupe de Tarnac, Julien Coupat, arrive au palais de justice de Paris, le 14 mars 2018.
Le leader du groupe de Tarnac, Julien Coupat, arrive au palais de justice de Paris, le 14 mars 2018. (PATRICE PIERROT / CROWDSPARK / AFP)