Surproduction : le vin distillé pour fabriquer du gel hydroalcoolique

Qui aurait pu imaginer cultiver des vignes pour fabriquer du gel hydroalcoolique ? C’est pourtant ce que font des viticulteurs depuis le déconfinement.

Face à la baisse des exportations, des viticulteurs se sont mis à distiller des milliers de livres invendus pour fabriquer du bioéthanol et donc du gel hydroalcoolique. Habituellement, un vigneron est heureux quand il voit de jolies grappes. Mais cette année, tout a été différent en raison de l’épidémie de coronavirus. Pendant le confinement, les ventes ont chuté de 15 à 50% selon les crus.

La filière saturée

"On est obligés de soulager nos stocks pour pouvoir déjà rentrer la récolte 2020", explique Francis Terral, vigneron des vins de Gaillac. Une solution serait de mettre le vin en bouteilles, mais la filière est saturée et les exportations ne portent pas. Jeter serait du gâchis. Le vin en vrac va donc partir vers des distilleries, où l’alcool sera récupéré. L’état indemnisera les producteurs jusqu’à 78 centimes par litre, pour du vin qui aurait pu être vendu à 4 euros la bouteille. Néanmoins, cette solution se présente comme la meilleure à l’heure actuelle

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Les vignobles de la cave Georges Roumier et le château du Clos Vougeot (arrière-plan) à Chambolle-Musigny, en Bourgogne, le 4 septembre 2017.
Les vignobles de la cave Georges Roumier et le château du Clos Vougeot (arrière-plan) à Chambolle-Musigny, en Bourgogne, le 4 septembre 2017. (ERIC FEFERBERG / AFP)