Coronavirus : entre prudence et espoir face à l'épidémie

Deux semaines après le déconfinement, l'heure est au premier bilan. Une baisse des cas et des morts est notable, mais une question se pose : une seconde vague épidémique peut-elle surgir ?

Profiter d'un pique-nique au soleil, un plaisir pour des Bordelais dimanche 24 mai deux semaines après le confinement. "Je trouve que ça se passe plutôt bien, tout le monde respecte les distances de sécurité. Il y a un bon savoir-vivre", assure une femme. Les effets du déconfinement commencent à faire leurs preuves : 1 665 personnes en réanimation dimanche soir contre 2 132 la semaine dernière, l'épidémie semble régresser en France comme dans le reste de l'Europe.

A Madrid, les Espagnols devraient revoir la réouverture partielle des bars et des musées en début de semaine. En Italie, on profite de la levée partielle des restrictions pour se jeter à l'eau. Mais ces moments de légèreté n'effacent pas les dernières semaines. "Je pense qu'on est en train de s'en sortir, je veux y croire, affirme une italienne. Ça a été difficile pour tout le monde, mais je pense qu'on a été sérieux. Les Italiens ont été forts".

Pas de signes de seconde vague

Y aura-t-il alors une seconde vague ? Pour ce chercheur, une cinquantaine de pays en auraient fini avec le virus. "Les pays comme l'Autriche et le Danemark qui sont déjà déconfinés depuis plusieurs semaines ne montrent pas de deuxième vague. Ceux qui n'ont pas confiné comme l'Allemagne avec un confinement proportionné, les Pays-Bas et surtout la Suède ne montrent pas non plus de deuxième vague", explique Jean-François Toussaint, directeur de l'Institut de recherche biomédicale et d'épidémiologie du sport (Irmès). La pandémie est pourtant loin d'être terminée. En Amérique du Sud, le nombre de décès explose.

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Un passenger arrive à la gare Saint-Pancras de Londres, terminus de l\'Eurostar qui relie la France au Royaume-Uni, le 6 mai 2020.
Un passenger arrive à la gare Saint-Pancras de Londres, terminus de l'Eurostar qui relie la France au Royaume-Uni, le 6 mai 2020. (ISABEL INFANTES / AFP)