Ramadan : une fin de fête au goût amer

Dimanche 24 mai marquait la fin du ramadan. Une journée festive avec les proches perturbée par l'épidémie. Comment les musulmans l'ont célébré dans le monde ? Tour d'horizon.

L'Aïd el-Fitr marque la fin du ramadan. Par ces temps de Covid-19, la situation a été un peu particulière pour les fidèles musulmans. La prière de la fin du jeûne a été faite, par exemple en région parisienne, dans un stade, mais toutes les distances de sécurité ont été respectées. A Bussy-Saint-Georges, en Seine-et-Marne, aucun fidèle. La mosquée est restée fermée par mesure de sécurité. "Nous avons expliqué pourquoi on ne pouvait pas la faire dans la mosquée et comment faire la prière chez soi et ça a été très bien accepté", explique Farid Chaoui, président de la mosquée du Val-de-Bussy.

La Mecque complètement vide

Désertée aussi la grande mosquée de la Mecque. En Arabie saoudite, un couvre-feu de cinq jours a été décrété. Les autorités ne voulaient prendre aucun risque à la suite des entorses pendant le confinement et les nombreuses contaminations. En Iran, pays le plus touché au Moyen-Orient, les rassemblements ont été exceptionnellement autorisés pour la fin du jeûne. "Nous portons un masque et nous nous sommes lavé les mains. En faisant ça, nous respectons les mesures d'hygiène", explique une fidèle. En Afghanistan, pas de précaution nécessaire. Il faut dire que ce n'est pas la priorité en ce moment. Un cessez-le-feu de trois jours a été décrété par les talibans. En échange, le gouvernement va libérer des prisonniers. Un espoir de paix en cette fin de ramadan.

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Un musulman prie sur un terrain de football lors de l\'Aid el-Fitr, dimanche 24 mai 2020 à Sofia (Bulgarie).
Un musulman prie sur un terrain de football lors de l'Aid el-Fitr, dimanche 24 mai 2020 à Sofia (Bulgarie). (ANADOLU AGENCY / AFP)