Algérie : élections anticipées pour élire des députés, boycott d’une large partie de l’opposition

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Algérie : élections anticipées pour élire des députés, boycott d’une large partie de l’opposition
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Article rédigé par
S. Aramon, P-M. de La Foata, S. Khaldoun - franceinfo
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Les Algériens sont appelés aux urnes, samedi 12 juin, dans le but d’élire 407 députés. Une grande majorité de l’opposition, dont le Hirak, boycotte le scrutin, les électeurs sont globalement désabusés.

C’est jour de vote en Algérie, samedi 12 juin. Les Algériens doivent élire 407 députés dans ces élections anticipées. Si les candidats sont nombreux, les électeurs le sont beaucoup moins. "Je ne m’attends à aucun espoir, ça sera comme avant", commente un homme. Beaucoup sont désabusés alors qu’une grande partie de l’opposition boycotte le scrutin, dont le mouvement de protestation Hirak.

"La prison, un prix à payer"

Au printemps 2019, les manifestants avaient fait tomber le président Abdelaziz Bouteflika après vingt ans de règne. "Les élections en Algérie ont toujours prouvé qu’elles ne sont pas la solution. Celle-ci réside dans la transition démocratique, dans un dialogue pour résoudre la crise", explique Sofiane Haddodji, militant du Hirak. Ces derniers temps, les arrestations ont été nombreuses, comme celle Khaled Drareni, journaliste algérien en direct dans le 23 heures de franceinfo. "Nous avons vécu une garde à vue assez rude qui a duré 30 heures […]. Lorsqu’on est habité par des convictions, des principes, notamment ceux de la liberté de la presse et d’informer en Algérie, nous restons déterminés. La prison était un prix à payer", a-t-il notamment répondu.

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