VIDEO. Entre démarches et détente, les premiers jours en France des réfugiés

Une centaine de demandeurs d'asile syriens et irakiens sont accueillis dans un centre de vacances de Cergy-Pontoise, en banlieue parisienne.

FRANCE 2

Leur vie commence enfin à s'organiser. Depuis mercredi, une centaine de réfugiés syriens et irakiens sont hébergés au centre de vacances Hubert-Renaud de l'île de loisirs de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise), en banlieue parisienne. Hommes, femmes, enfants, ils sont les premiers migrants pris en charge par la France depuis que François Hollande a annoncé l'accueil de 24 000 réfugiés, d'ici les deux prochaines années. Une équipe de France 2 a passé à leurs côtés leurs quatre premiers jours sur le sol français. 

"C'est un premier pas, ça nous rassure"

Ces réfugiés ont pu faire leurs premières démarches de demande d'asile. En attendant la réponse de  l'Ofpra, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, que le chef de l'Etat leur a promise d'ici quinze jours, ils ont reçu une attestation autorisant leur présence sur le territoire français. "C'est un premier pas, ça nous rassure", confie l'un de ces réfugiés. "J'espère qu'on pourra résider en France pour qu'on ait enfin une vie meilleure avec notre fille", confie un couple d'Irakiens.

Les associations leur ont donné des cartes SIM, pour qu'ils puissent utiliser leurs téléphones. Ils en profitent pour donner des nouvelles rassurantes à leurs proches, restés en Syrie ou en Irak. Les terribles épreuves de la fuite et de la traversée de la mer sont bien loin désormais. Les enfants mais aussi les adultes s'inscrivent déjà très nombreux aux cours de français. D'autres jeunes jouent au football. "Ça fait passer le temps, ça nous change", reconnaît une jeune fille, qui conclut : "J'ai des rêves : finir mes études d'informatique, avoir une vie digne et jouer au football."

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Des réfugiés syriens dans un centre d\'accueil à Cergy-Pontoise (Val-d\'Oise), le 9 septembre 2015.
Des réfugiés syriens dans un centre d'accueil à Cergy-Pontoise (Val-d'Oise), le 9 septembre 2015. (JACKY NAEGELEN / REUTERS)