Guerre en Ukraine : le témoignage douloureux d’un soldat ukrainien, ancien captif

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Guerre en Ukraine : le témoignage douloureux d’un soldat ukrainien, ancien captif
Guerre en Ukraine : le témoignage douloureux d’un soldat ukrainien, ancien captif Guerre en Ukraine : le témoignage douloureux d’un soldat ukrainien, ancien captif (FRANCE 2)
Article rédigé par France 2 - D. Olliéric, R. Mathé, L. Feuillebois, A. Riabeka
France Télévisions
France 2
En Ukraine, le patron de la milice Wagner appelle à ne plus faire de prisonniers, à abattre tous les soldats ennemis. Depuis le début de la guerre, des milliers de combattants ukrainiens ont été capturés, certains ont été libérés lors d’échanges de soldats. Une équipe de France Télévisions a recueilli le témoignage d’un de ces rescapés.

Pour cet échange de prisonniers entre l’Ukraine et la Russie, les deux camps ont mené des négociations dans le plus grand secret. Depuis le début de la guerre, plus de 1 500 soldats ont été rapatriés par Kiev. Certains sont blessés, tous marchent vers la liberté. Les visages sont marqués. Ils foulent avec émotion leur terre et passent le tout premier appel à la famille. Parmi ces anciens prisonniers, un soldat qui a passé 10 mois en détention. Il s’appelle Maxime.

"Très souvent ils nous frappaient la tête contre les murs"

Une équipe de France Télévisions le retrouve deux mois après sa libération, dans un parc de Kiev. Parler de sa captivité est encore douloureux, mais il accepte, dit-il, "pour que le monde sache". "Ils nous ont emmenés dans une prison où avant, étaient détenus des prisonniers russes. Il y avait je dirais, 60% de civils. À 8 heures, on devait être tous alignés dans un couloir, et ils nous forçaient à prendre longtemps les positions les plus inconfortables. (…) Ils nous frappaient les membres, et très souvent ils nous frappaient la tête contre les murs. (…) On avait deux petites tasses de repas par jour, moins de 300 grammes", raconte l’ancien captif. Les militaires russes veulent punir les prisonniers qui ont guidé les tirs d’artillerie sur leurs positions. Maxime affirme aussi que les civils accusés d’espionnage sont très violemment battus. 

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