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Municipales : ce qu'il faut retenir du second tour

La "vague bleue" de l'UMP se confirme. Malgré la claque, le PS garde Paris, Lyon, Lille et Strasbourg. Le FN remporte neuf mairies au total mais ses ténors sont battus.

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Le président de l'UMP Jean-François Copé a évoqué "une vague bleue" au soir du second tour des élections municipales, dimanche 30 mars. (PATRICK KOVARIK / AFP)

Pas de surprise au second tour des élections municipales, dimanche 30 mars. Les grandes tendances sont confirmées : large victoire de la droite et défaite de la gauche. Au total, "10 villes de plus de 100.000 habitants passeraient de gauche à droite", a déclaré le ministre de l'Intérieur Manuel Valls. Ainsi que "40 communes de 30 000 à 100 000 habitants" et 105 de "9 000 à 30 000 habitants". Le FN, lui, réalise une percée dans des élections locales qui ne lui étaient guère favorables jusqu'ici.

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L'UMP confirme et revendique "une vague bleue"

L'UMP a conservé des villes de premier ordre, à commencer par Marseille (Bouches-du-Rhône), où Jean-Claude Gaudin a été aisément réélu. Mais l'opposition s'est aussi emparée de villes auparavant à gauche. A Toulouse (Haute-Garonne), Jean-Luc Moudenc, battu en 2008 par le PS Pierre Cohen, prend sa revanche en regagnant la "ville rose". Arnaud Robinet s'est imposé à Reims (Marne) et Gaël Perdriau à Saint-Etienne (Loire). 

Les candidats UMP ont connu le même succès à Bar-le-Duc (Meuse), Anglet (Pyrénées-Atlantiques), Brive-la-Gaillarde (Corrèze)... Certaines victoires revêtent un caractère particulier. A Quimper (Finistère), Ludovic Jolivet a ainsi devancé Bernard Poignant, conseiller spécial de François Hollande. Autres sensations à La Roche-sur-Yon (Vendée), passée à droite après 37 ans à gauche, et à Limoges (Haute-Vienne), socialiste depuis 1912. 

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Au total, plus d'une centaine de villes de plus de 10 000 habitants devraient ainsi basculer à droite. Dès les premiers résultats, peu après 20 heures, le président Jean-François Copé a salué "une vague bleue, première grande victoire de l'UMP sur une élection locale"

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Le FN conquiert dix villes mais ses ténors sont battus

Le Front national ne dirigeait aucune ville avant l'élection. Après Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) la semaine dernière, dès le premier tour, le Front national a remporté neuf nouvelles victoires, notamment à Fréjus (Var) et Béziers (Hérault). A Marseille (Bouches-du-Rhône), Stéphane Ravier a remporté le 7e secteur, le plus peuplé de la ville. Le FN obtient même autant de sièges que le PS (20).

Pourtant, ses figures les plus médiatiques sont battues. Florian Philippot a été défait à Forbach (Moselle) face au maire sortant PS. Louis Aliot est battu à Perpignan (Pyrénées-Orientales). Et Gilbert Collard – soutenu par le FN – manque lui aussi son pari, à Saint-Gilles (Gard).

La présidente du FN Marine Le Pen a préféré insister sur "une nouvelle étape pour le FN", avec "peut-être 1 200 conseillers municipaux". Avec en ligne de mire les élections européennes. Le FN dispose en tout cas d'une dynamique positive avant ce vote prévu le 25 mai prochain. Lors de ce scrutin, 24% des Français interrogés voteraient pour l'UMP, 22% pour le FN et 19% pour le PS, selon un sondage Ipsos/Steria.

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Au PS, la claque mais Paris, Lille, Strasbourg conservées 

Le PS perd de nombreuses villes moyennes. Certains fiefs historiques socialistes basculent à droite, comme Limoges et Pau. Parmi les villes qui basculent de gauche à droite, figurent aussi Reims (Marne), Angers (Maine-et-Loire), Laval (Mayenne) et Quimper (Finistère).

Le PS remporte, certes, les mairies d'Avignon (Vaucluse) et de Forbach (Moselle), où le Front national avait réalisé d'excellents scores au premier tour. Et dans les grandes villes, la majorité a également limité la casse, puisqu'Anne Hidalgo a remporté la mairie de Paris, que Roland Ries a été réélu à Strasbourg (Bas-Rhin), tout comme Gérard Collomb à Lyon, et que Martine Aubry va accomplir un troisième mandat à Lille (Nord). Mais ces victoires ne masquent pas l'important revers subi par la majorité.

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Au PS, personne ne se voile la face. La soirée confirme la claque reçue au premier tour. Réélu à Dijon (Côte d'Or), François Rebsamen a résumé la débâcle socialiste à un "jour de tristesse pour tous les socialistes". L'équipe de campagne d'Anne Hidalgo évoque de son côté "un contexte dramatique pour la gauche". Martine Aubry a la victoire modeste. Pour suivre l'inversion du rapport de force en temps réel, francetv info met à jour en temps réel une infographie

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