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Marseille, Reims, Quimper, Saint-Etienne... L'UMP revendique une "vague bleue"

La droite confirme ses bons scores du premier tour et parvient à récupérer plusieurs grandes villes aux socialistes.

Article rédigé par Mathieu Dehlinger
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Le candidat de l'UMP aux municipales à Reims (Marne), Arnaud Robinet, vote pour le second tour, le 30 mars 2014. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

Jean-François Copé y voit "une vague bleue", "la première grande victoire de l'UMP sur une élection locale". Dans plusieurs communes, la droite confirme sa percée du premier tour. La gauche perd les villes de Reims (Marne), Quimper (Finistère), Saint-Etienne (Loire) et Pau (Pyrénées-Atlantiques), selon des estimations Ipsos/Steria.

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Les villes qui basculent à droite

La défaite est symbolique pour les socialistes à Reims (Marne) et Quimper (Finistère), deux villes où le PS l'avait largement emporté en 2008. A Reims, l'UMP parvient à reprendre la mairie avec 46,19% des voix, devant sa rivale PS Adeline Hazan (42,75%) et le FN (11,04%). A Quimper, le conseiller spécial de François Hollande, Bernard Boignant est largement battu en duel face à Ludovic Jolivet : le candidat de la droite recueille 56,6% des suffrages. Toulouse (Haute-Garonne) bascule à nouveau : l'UMP Jean-Luc Moudenc retrouve son fauteuil de maire de la quatrième ville de France, avec 51,5% des voix selon Ipsos/Steria, détrônant le maire sortant Pierre Cohen, deuxième avec 48,5%.

La droite gagne aussi dans des villes à gauche depuis de nombreuses années. A Limoges (Haute-Vienne), à gauche depuis 1912, le candidat de l'union de la droite Emile Lombertie l'emporte avec 45,07% des voix, devant le PS Alain Rodet (43,81%) et le FN Vincent Gérard (11,10%). Détenu par la gauche depuis 1977, Belfort (Territoire de Belfort), fief de Jean-Pierre Chevènement bascule avec la victoire de Damien Meslot : le candidat UMP obtient 47,38% des voix dans une quadrangulaire, devant le maire socialiste sortant Etienne Butzbach avec 31,96%. 

La liste des conquêtes de la droite est longue : Saint-Etienne (Loire)Brive-La-Gaillarde (Corrèze), Anglet (Pyrénées-Atlantiques), Bar-Le-Duc (Meuse), Roanne (Loire) Périgueux (Dordogne), Carcassonne (Aude)... A Pau (Pyrénées-Atlantiques), François Bayrou retrouve un mandat électoral, en remportant largement la mairie, après un échec aux précédentes élections municipales. Le centriste, soutenu par l'UMP, obtient 62,95% en duel face au candidat socialiste David Habib. 

Les villes conservées par la droite

Jean-Claude Gaudin triomphe à Marseille. Il remporte le mairie pour la quatrième fois consécutive. Il obtiendrait une majorité confortable : de 60 à 63 sièges au conseil municipal selon Ipsos/Steria. Malgré un score élevé du FN Louis Aliot, l'UMP Jean-Marc Pujol remporte les municipales à Perpignan (Pyrénées-Orientales) avec 55,1% des voix, contre 44,89% pour son rival frontiste. Le candidat de la droite a bénéficié du retrait du socialiste Jacques Cresta, conformément aux consignes de la direction nationale du PS, qui préconisait un front républicain face au FN.

Le maire sortant Jean-Paul Fournier conserve sans souci son fauteuil à Nîmes (Gard) : le candidat UMP-UDI obtient 46,8% dans une quadrangulaire. Il devance le FN Yoann Gillet avec 24,42%. Le Front de gauche et le PS ferment la marche, avec respectivement 14,84% et 13,94% des voix.

Les villes perdues par la droite

Les pertes sont limitées. Le PS parvient à l'emporter à Avignon (Vaucluse), où la maire sortante Marie-Josée Roig ne se représentait pas. La candidate socialiste Cécile Helle arrive en tête du second tour, avec 47,47% des voix, devant le FN Philippe Lottiaux avec 35,02%. L'UMP-UDI Bernard Chaussegros arrive troisième avec 17,50%. Douai (Nord) bascule aussi à gauche : la dauphine du maire sortant, Françoise Prouvost, n'a pas su convaincre, le PS Frédéric Chéreau est élu avec 45,91%.

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