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Malgré une victoire à Paris et à Lyon, la claque pour le PS se confirme au second tour

La gauche a enregistré un revers sévère au second tour des élections municipales au profit de la droite dans plusieurs villes importantes, comme Pau, Angers ou Quimper.

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France Télévisions
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Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le 30 mars 2014, à l'Hôtel Matignon à Paris. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Le scrutin s'annonçait difficile pour la majorité. Les résultats du second tour, dimanche 30 mars, confirment que le Parti socialiste enregistre une sévère défaite aux élections municipales. La gauche a perdu 171 villes de plus de 9 000 habitants, selon les calculs de francetv info.

Francetv info revient sur le score du PS un peu partout en France.

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Reims, Quimper, Roubaix : le PS battu dans de nombreuses villes moyennes

Certains fiefs historiques basculent à droite. C'est le cas de Limoges (Haute-Vienne), aux mains de la gauche depuis 1912, ou de Chambéry (Savoie), gérée par la gauche depuis 25 ans. A Pau (Pyrénées-Atlantiques), ville dirigée par la gauche depuis 43 ans, le président du MoDem, François Bayrou, gagne largement, avec 62,95% des voix.

Dans certaines villes, c'est plus serré. A Reims (Marne), la socialiste Adeline Hazan, pourtant largement élue en 2008, est battue par le candidat UMP, Arnaud Robinet. Il obtient 46,19% des voix, devant sa rivale PS et ses 42,75%. Le candidat de la droite à Roubaix (Nord), Guillaume Delbar, a ravi la mairie au socialiste Pierre Dubois, avec un score de 34,84% contre 33,18% pour le maire sortant. 

A Quimper (Finistère), le maire PS sortant, Bernard Poignant, également conseiller spécial de François Hollande, est largement battu par le candidat de la droite, Ludovic Jolivet (56,65%). La victoire de Ludovic Jolivet "est nette et franche", a déclaré dans le hall de l'hôtel de ville, peu après 20 heures, Bernard Poignant en annonçant les résultats.

Mais la liste des villes qui basculent de gauche à droite ne s'arrête pas là. D'après des estimations d'instituts de sondages et certains résultats définitifs, le PS a aussi perdu, Angers (Maine-et-Loire), Saint-Etienne (Loire), Bar-le-Duc (Meuse), Anglet (Pyrénées-Atlantiques), la Roche-sur-Yon (Vendée), Valence (Drôme), Périgueux (Dordogne), Tourcoing (Nord), Tours (Indre-et-Loire), Caen (Calvados), Laval (Mayenne)...

Paris, Lyon, Strasbourg : la casse limitée dans les grandes villes

Le PS réussit à se maintenir dans de nombreuses grandes villes, à commencer par Paris. Les listes emmenées par la socialiste Anne Hidalgo arrivent en tête des suffrages avec 54,5% des voix, selon une estimation Ifop pour i-Télé. A Strasbourg (Bas-Rhin), Roland Ries, maire sortant PS, bat Fabienne Keller. Il remporte 47% des suffrages contre 45% pour son adversaire, d'après une estimation Ipsos/Steria. A Lille (Nord), Martine Aubry a annoncé sa réélection pour un troisième mandat. Même chose pour le sénateur-maire sortant socialiste de Lyon (Rhône), Gérard Collomb. Parmi les neuf arrondissements lyonnais, il devrait en conserver six sur les sept qu'il détenait depuis 2008.

A Metz (Moselle), le maire socialiste Dominique Gros, dont l'élection en 2008 était considérée comme un accident par l'UMP, a été réélu avec 43,2% des voix contre 41,1% à la candidate de l'union de la droite, Marie-Jo Zimmermann. A Dijon (Côte-d'Or), le maire sortant, François Rebsamen a annoncé sa réélection. "C'est un jour de tristesse pour tous les socialistes", a-t-il toutefois commenté. A Forbach (Moselle), le candidat Front national, Florian Philippot, a annoncé sa défaite face au maire socialiste sortant Laurent Kalinowski, qui est donc réélu. Seule Toulouse (Haute-Garonne) fait exception : Jean-Luc Moudenc, candidat UMP et ancien maire de la ville (de 2004 à 2008), s'est déclaré vainqueur.

Avignon, Verdun, Douai et Lourdes : quatre villes conquises

La candidate socialiste Cécile Helle ravit Avignon (Vaucluse), à la droite, avec 47,48% des voix. Au premier tour, elle était arrivée derrière le candidat du Front national, mais elle paraissait la mieux placée pour arriver en tête au second dans une triangulaire avec l'UMP et le FN. Cécile Helle succède à l'UMP Marie-Josée Roig, qui a effectué trois mandats de maire dans "la cité des papes".

Le PS parvient aussi à faire basculer Douai (Nord) à l'UMP. La dauphine du maire sortant, Françoise Prouvost, n'a pas su convaincre. Frédéric Chéreau est élu avec 45,91%. La mairie de Lourdes (Hautes-Pyrénées) passe aussi à gauche, à l'issue d'une triangulaire remportée par Josette Bourdeu, la candidate du Parti radical de gauche et du PS. Le maintien du candidat Front national et l'usure du pouvoir semblent avoir grandement contribué à la défaite du sortant UMP Jean-Pierre Artiganave.

Et la Meuse, département rural et marqué à droite, a paradoxalement offert une victoire historique aux socialistes à Verdun (Meuse), où le maire DVD Arsène Lux a été sèchement battu. Samuel Hazard (PS) a recueilli plus de 49% des suffrages, dans une triangulaire où un autre candidat DVD a obtenu 10%.

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