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Vidéo Santé : un rapport de l'Académie de médecine appelle à la fermeture des petites maternités

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Durée de la vidéo : 2 min
Santé : un rapport appelle à la fermeture des petites maternités
Article rédigé par France 2 - F. Prabonnaud, S. Soubane, J. Vitaline, E. Delevoye, T. Breton, E. Noël, France 3 Champagne-Ardenne
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Dévoilé mercredi, le document pointe du doigt le manque de personnel dans les plus petites maternités. Il propose la fermeture de 111 services qui réalisent moins de 1 000 accouchements par an.

Chaque année, 370 bébés naissent à la maternité de Blaye (Gironde). Mais c'est trop peu pour maintenir les accouchements dans cet établissement, à en croire un rapport de l'Académie de médecine dont les conclusions ont été dévoilées mercredi 1er mars par Le Parisien (réservé aux abonnés) et l'AFP. Les auteurs du document justifient cette recommandation par le manque de personnel dans les petites maternités, jugeant "illusoire de soutenir" celles réalisant moins de 1 000 accouchements par an.

Le rapport, qui n'a pas encore été voté en séance plénière par l'Académie de médecine, préconise donc de regrouper ces établissements avec les grandes maternités voisines. Cela "supprimerait 111 implantations" sur les 452 sites de l'Hexagone et de la Corse. La vingtaine de structures en outre-mer devrait, elle, "faire l'objet d'un examen particulier".

Les zones montagneuses seraient plus touchées

Cette réorganisation dégraderait légèrement l'accès aux soins : la part des femmes enceintes se trouvant à moins d'une demi-heure de la maternité la plus proche reculerait de près de 5 points, à 89%. L'effet serait toutefois concentré dans les zones montagneuses, "difficiles d'accès et à faible densité de population", tandis que les grandes métropoles et leurs environs seraient épargnés.

A Blaye, les habitantes s'opposent déjà à une éventuelle fermeture de leur maternité. "Il faut pas qu'elle reste, pour les mamans, les futures mamans", réagit une résidente, interrogée par France 2. "Vous imaginez faire la route pour aller à Libourne ou à Bordeaux ?" abonde une autre Blayaise.

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