"Il faut dix ans pour créer un vaccin" : comment un vaccin contre le Covid-19 a finalement été trouvé en un temps record

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Au début de l'épidémie, les scientifiques expliquaient qu'il faut dix ans en moyenne pour créer un vaccin. Finalement, il aura fallu moins d'une année pour administrer les premières doses. 

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Radio France
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Une infirmière américaine reçoit une dose du vaccin Pfizer-BioNTech, le 15 décembre 2020.  (RICARDO ARDUENGO / AFP)

Pour arrêter la pandémie de Covid-19, le vaccin a été présenté très tôt comme le remède efficace. Mais la communauté scientifique a tout de suite alerté : il faut en moyenne dix ans pour trouver un vaccin. Et même si rapidement, dès le mois de février, les premiers projets sont lancés, de nombreux spécialistes doutent comme l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, en juillet dernier sur BFM TV. "Le vaccin, on nous le promet. D’expérience, un vaccin c’est plusieurs années de développement, il y a bien sur un effort sans précèdent aujourd’hui mais je serais quand même très surpris qu’on ait en 2021 un vaccin efficace", avait-il affirmé. 

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Et pourtant, nous sommes fin 2020 et les premières doses d’un vaccin ont déjà été administrées au Royaume-Uni, en Chine, en Russie ou encore aux Etats-Unis. Le marathon pour trouver un vaccin s’est transformé en sprint et il y a plusieurs raisons qui l’expliquent. 

La première raison est financière : Il y eu des investissements massifs avec des dizaines de milliards de dollars investies par plusieurs pays pour soutenir la recherche, ce qui a permis de développer les vaccins à ARN messager, encore jamais testé sur l’homme mais connu depuis des années. Il y a aussi d'autres raisons plus techniques. Par exemple, les scientifiques ont pu s’appuyer sur d’anciens travaux sur les coronavirus, notamment le Sras en 2003.

Des procédures accélérées

Les demandes d’autorisation de mise sur le marché pour les vaccins ont été déposées alors que les essais cliniques sont toujours en cours. Objectif : gagner du temps dès que les résultats sont disponibles. Les entreprises pharmaceutiques ont aussi pris le risque de lancer leur production avant la fin des essais. Un pari risqué en cas de refus mais qui permet d’avoir plusieurs millions de doses disponibles immédiatement si les autorités sanitaires donnent leur feu vert.

Il existe aussi des raisons logistiques pour expliquer la rapidité dans la livraison des vaccins. Par exemple, le packaging sera moins soigné et il n'y aura pas forcément de notice en français dans la boîte.

Malgré ces accélérations inédites et un temps record pour la création d’un vaccin, l’agence européenne du médicament promet qu’ils seront malgré tout jugés sur les standards habituels de qualité et de sécurité.    

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