Municipales : de nouvelles alliances pour le second tour

Les listes pour les élections municipales ont été officiellement déposées, mardi 2 juin. Si la situation sanitaire le permet, on votera pour le second tour le 28 juin dans près de 5 000 communes. Un jeu d’alliances à géométrie variable commence. La République en marche vire à droite.

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Pour le second tour, la campagne est lancée. De piètres résultats au premier tour poussent le parti présidentiel à nouer des alliances, surtout à droite. Exemple à Bordeaux (Gironde) ou encore Strasbourg (Bas-Rhin), où LR et LREM partiront côte à côte. À Lyon (Rhône), il y a quelques jours, Gérard Collomb s’est associé, cette fois contre l’avis de la majorité, à la droite de Laurent Wauquiez. Pour Bernard Sananès, président de l’institut d’études Elabe, cela signifie l’échec du "en même temps". 

Cap à gauche à Marseille ?

Autre enseignement : leur percée du premier tour a aiguisé l’appétit des écologistes. À Besançon (Doubs), ils peuvent l’emporter et faire tomber la mairie macroniste. À Metz (Moselle), ils talonnent le maire sortant. Le maintien du maire écologiste est très probable à Grenoble (Isère), premier laboratoire vert de France. Plus au sud, un cap à gauche est-il possible à Marseille (Bouches-du-Rhône) ? Rassemblée sous le nom de "Printemps marseillais", la gauche veut tourner la page de l’ère Gaudin. Nantes (Loire-Atlantique) ou Paris devraient rester des bastions de gauche. Dans le scrutin du second tour, les alliances tous azimuts seront-elles comprises des électeurs ? Réponse le 28 juin. 

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Gérard Collomb lors du premier tour de l\'élection municipale à Lyon, le 15 mars 2020. 
Gérard Collomb lors du premier tour de l'élection municipale à Lyon, le 15 mars 2020.  (ANTOINE MERLET / HANS LUCAS / AFP)