Cancers : attention aux dépistages tardifs dus au confinement

Une alerte a été lancée en France par plusieurs spécialistes du cancer : le confinement de ces dernières semaines aura des effets dévastateurs. 5 000 à 10 000 décès supplémentaires sont à craindre.

FRANCE 2

Dans le centre d’oncologie Léon Bérard de Lyon (Rhône) du professeur Jean-Yves Blay, le dépistage du cancer a chuté : entre 20% et 50% de nouveaux patients en moins pendant le confinement. De quoi inquiéter ce spécialiste, président d'Unicancer, un groupement de mutualisation des moyens et compétences, qui a alerté contre les conséquences d’une prise en charge trop tardive. "Une petite tumeur du sein dont on se dit qu’elle peut attendre quelques jours, quelques semaines pour être diagnostiquée, lorsque on est à deux mois et demi, elle a pu prendre une importance majorée (...). Alors ça ne veut pas dire qu’on ne va pas la guérir, ça veut dire que les chances de guérison diminuent", explique Jean-Yves Blay

Les détections de cancer divisées de moitié pendant deux mois

Statistiquement, en France, en temps normal, 30 000 nouveaux cancers sont détectés chaque mois, un nombre divisé par deux pendant deux mois. La fédération Unicancer s’appuie sur une étude britannique qui estime que 5 000 à 10 000 morts supplémentaires pourraient être liées à ce manque de prise en charge.

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Un chirurgien traite un patient atteint d\'un cancer avec la méthode de la chimiothérapie intrapéritonéale pressurisée par aérosol (Pipac), le 7 juin 2019 au centre Georges-François Leclerc à Dijon (Côte-d\'Or). 
Un chirurgien traite un patient atteint d'un cancer avec la méthode de la chimiothérapie intrapéritonéale pressurisée par aérosol (Pipac), le 7 juin 2019 au centre Georges-François Leclerc à Dijon (Côte-d'Or).  (ROMAIN LAFABREGUE / AFP)