Cet article date de plus de sept ans.

Limoges, Bobigny, Quimper… La gauche perd ses bastions

Administrées par la gauche depuis des années, ces villes n'ont pas résisté à la vague bleue.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Le nouveau maire de Limoges (Haute-Vienne), Emile-Roger Lombertie (avec la cravate bleue), fête sa victoire, le 30 mars 2014. (PASCAL LACHENAUD / AFP)

Certaines de ces villes n'avaient connu que la gauche. D'autres étaient gouvernées par la droite à une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. La vague bleue des élections municipales a balayé, dimanche 30 mars, de nombreux bastions socialistes ou communistes.

Francetv info revient sur ces revers historiques pour la gauche.

> En direct : les résultats définitifs des municipales

Les plus fragiles : Niort et Hénin-Beaumont

Il n'a fallu qu'un petit tour à l'opposition pour s'emparer des bastions socialistes de Niort (Deux-Sèvres) et Hénin-Beaumont (Nord). Les candidats Jérôme Baloge (UDI) et Steeve Briois (FN) l'ont emporté avec 54,31% et 50,25% des suffrages. Les deux villes étaient gérées par la gauche depuis 1957 et 1945.

Le plus attendu : Angers

Sondage après sondage, la victoire de Christophe Béchu semblait inéluctable tout au long de la campagne. Le candidat UMP a mis fin à trente-sept ans de règne socialiste sur la cité angevine en battant le maire sortant, Frédéric Béatse (54,36% contre 45,64%).

Le plus surprenant : Bobigny

Dans cette ville de Seine-Saint-Denis communiste depuis 1919, le candidat UDI Stéphane de Paoli a réalisé l'exploit en battant nettement la maire sortante, Catherine Peyge (54% contre 46%).

Le plus symbolique : Quimper

Proche conseiller de François Hollande, le maire sortant de Quimper, Bernard Poignant, est l'un des relais du président avec l'opinion publique et les élus. Sa large défaite (43,34% contre 56% pour l'UMP) dans cette ville du Finistère symbolise l'impopularité du président de la République et son incapacité à anticiper la claque reçue lors de ces municipales. Depuis 1960, la droite n'avait gouverné cette ville que pendant trois mandats, entre 1977 et 1989 puis de 2001 à 2008.

Le plus ancien : Limoges

Limoges était socialiste depuis 1912 (hormis sous le régime de Vichy). L'UMP Emile-Roger Lombertie a fait tomber la préfecture de la Haute-Vienne en obtenant 45% des voix contre 43,8% pour le socialiste Alain Rodet.

Le plus familial : Bastia

Depuis 1968, le maire de Bastia s'appelait Zuccarelli. Gendre d'un ancien maire, Jean a fondé la dynastie radicale-communiste (1968-1989), avant de confier la mairie à Emile (1989-2014). Le petit-fils, Jean, n'a pas réussi à garder la ville. Il s'est incliné contre le nationaliste Gilles Simeoni (44,59% contre 55,4%).

La gauche sera tout de même présente dans cette nouvelle majorité puisqu'un dissident de gauche, François Tatti, et une socialiste, Emmanuelle de Gentili, figurent sur la liste Simeoni.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Résultats du PS

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.