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Corse : victoire historique des nationalistes à Bastia

Gilles Simeoni, avocat de 46 ans et fils du patriarche du nationalisme corse, a battu Jean Zuccarelli, fils du maire sortant. 

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France Télévisions
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Le nationaliste Gilles Simeoni (au centre) est élu maire de Bastia (Haute-Corse), le 30 mars 2014. (PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP)

Une foule en liesse agitant des drapeaux blancs à tête de Maure a envahi les rues de Bastia (Haute-Corse), dimanche 30 mars, pour fêter la victoire doublement historique de Gilles Simeoni aux municipales. Premier nationaliste à diriger une grande ville corse, il met fin à la dynastie Zuccarelli, aux commandes depuis 1968.

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La liste du fils d'Edmond Simeoni, patriarche du nationalisme corse, l'a emporté avec 55,4% des voix, contre 44,59% pour Jean Zuccarelli, fils d'Emile, maire de 1989 à 2014, et petit-fils de Jean, maire de 1968 à 1989. 1 840 voix séparent les deux candidats. "C'est une victoire électorale extrêmement large, les électeurs bastiais ont validé notre démarche politique", s'est félicité le vainqueur au micro d'Alta Frequenza.

Une alliance inédite aux commandes de la ville

Gouvernée pendant 46 ans par les radicaux de gauche alliés aux communistes, Bastia est aux mains d'une alliance inédite. "C'est la victoire du nationalisme, mais nous avons construit une plateforme électorale avec la famille libérale et la gauche. Nous voulons substituer aux logiques d'opposition une logique de construction", a expliqué Gilles Simeoni sur Alta Frequenza.

Partisan d'un "nationalisme d'ouverture" basé sur la démocratie et le rejet de l'action armée clandestine, Gilles Simeoni a été rallié au second tour par le dissident de gauche François Tatti et le candidat UMP-UDI, Jean-Louis Milani. La coalition a emporté 34 des 43 sièges de la mairie.

"C'est une défaite d'autant plus triste que nous avions, sans la trahison de François Tatti, un score inversé", a regretté le vaincu, Jean Zuccarelli, sur Alta Frequenza. "Je suis inquiet pour l'avenir de Bastia", a-t-il ajouté, avant d'évoquer "des lendemains qui déchantent".

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