Artisanat : le cuir de poisson, des carpes de l'Ain aux sacs à main

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Artisanat : le cuir de poisson, des carpes de l'Ain aux sacs à main
Article rédigé par
S.Soubane, P.Acheré, O.Sauvayre - France 2
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Deux femmes artisans, dont les ateliers sont installés dans l'Ain, font de la maroquinerie à partir de cuir de carpe, un poisson local.

Étuis à lunettes, sacs, portefeuilles ou bijoux : tous sont en cuir de poisson. Du rouge au vert, toutes les couleurs sont possibles. Dans son atelier de maroquinerie à Meximieux (Ain), Amarande Grand Gniewek, maroquinière d'art, travaille le cuir de carpe, un poisson local. "La carpe, c'est le poisson emblématique de nos étangs. Et c'est aussi le poisson le moins rentable. Quand on le transforme, on utilise que des filets, et les filets ne représentent que 30 % du poisson", observe-t-elle. Elle souhaitait valoriser davantage le produit. 

Presque trois fois plus cher qu'une peau classique

Le cuir de poisson existe depuis le IVe siècle, mais était tombé dans l'oubli. Un mois de travail est nécessaire pour tanner et rigidifier la peau de poisson. Le cuir se négocie presque trois fois plus cher qu'une peau classique. Utiliser le cuir de carpe en petites touches, c'est aussi le parti pris d'Émilie Paradis, artisan sellière harnacheur à Châtillon-sur-Chalaronne (Ain). Spécialisée dans les articles d'équitation, elle travaille la carpe depuis un an. Elle juge la peau de carpe "beaucoup plus originale" que les peaux de bovins. 

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