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Fin de vie : l'ex-docteur Bonnemaison réintégré à l'hôpital de Bayonne

Nicolas Bonnemaison, condamné en appel en 2015 à deux ans de prison avec sursis pour avoir donné la mort à une patiente en fin de vie, occupe désormais un poste de recherche, selon France Bleu Pays Basque. 

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Radio France
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Nicolas Bonnemaison lors de son procès en première instance, à Pau en juin 2014. (JEAN-PIERRE MULLER / AFP)

L'ex-docteur Nicolas Bonnemaison, condamné à deux ans de prison avec sursis en 2015 pour avoir délibérément donné la mort à une patiente de 86 ans en fin de vie, a été réintégré depuis lundi 3 avril à l'hôpital de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), révèle France Bleu Pays Basque. Radié du Conseil de l'Ordre des médecins, Nicolas Bonnemaison n'est toutefois pas en contact direct avec des patients.

L'ex-urgentiste bayonnais travaille désormais au sein de l'unité de recherche clinique du centre hospitalier. Son poste lui "donne toute satisfaction". La direction de l'hôpital précise que Nicolas Bonnemaison a signé un contrat à durée déterminé.

Radiation levée en juillet ?

L'ancien médecin retrouve ainsi une activité professionnelle depuis sa condamnation en appel par la cour d'assises d'Angers. Peu de temps après cette décision, Nicolas Bonnemaison avait fait une tentative de suicide dans le département voisin des Landes. Sa convalescence avait duré plusieurs mois.

L'ancien directeur de l'unité de court séjour de l'hôpital de Bayonne attend désormais une décision de ses pairs. En juillet prochain, il va demander la levée de sa radiation du Conseil de l'Ordre des médecins. Une première demande avait été rejetée en 2016.

L'affaire avait provoqué un débat sur la fin de vie en France. Plusieurs familles de victimes avaient demandé à François Hollande d'empêcher le procès en appel, prenant la défense de Nicolas Bonnemaison acquitté en première instance.    

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