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Procès Bonnemaison : des familles de victimes en appellent à François Hollande

Elles demandent au président d'intervenir pour faire annuler le procès en appel visant le médecin accusé d'avoir empoisonné leurs proches, et acquitté en première instance.

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France Télévisions
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L'ancien urgentiste Nicolas Bonnemaison, lors de son procès à Pau (Pyrénées-Atlantiques), le 25 juin 2014. (GAIZKA IROZ / AFP)

Ils pensaient en avoir fini avec cette affaire polémique autour de la question de l'euthanasie. Mais en faisant appel de la décision d'acquitter en première instance le docteur Bonnemaison, le parquet général a provoqué la colère de cinq familles de patients décédés dans son service à l'hôpital de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). Ces dernières ont décidé d'écrire à François Hollande pour empêcher que ce procès en appel ait lieu, relate Sud Ouest, vendredi 11 juillet.

Poursuivi pour "empoisonnements", l'ancien urgentiste, accusé d'avoir provoqué la mort de sept malades en fin de vie, a été acquitté le 25 juin par la cour d'assises de Pau. Mais le parquet général a décidé de faire appel de cette décision, ouvrant la voie à un procès en appel que redoutent ces familles de victimes : "Confrontés à l'agonie horrible de nos proches, (...) nous avons trouvé (...) une humanité exceptionnelle en la personne du docteur Nicolas Bonnemaison", écrivent-elles, selon Sud Ouest.

Elles estiment qu'un nouveau procès va "raviver des blessures profondes" : "Nous avons le droit d'exiger de la tranquillité, de l'apaisement et de la quiétude (...). Nous ne voulons pas revivre un nouveau procès." Dans leur lettre, les familles interpellent surtout François Hollande autour du débat sur une réforme de la législation sur l'euthanasie : "Votre décision de mener une réflexion sur la fin de vie (...) a été pour nous porteuse d'un certain espoir."

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