CALENDRIER. A partir de quand pourrez-vous vous faire vacciner contre le Covid-19 ?

La campagne de vaccination contre le Covid-19 a débuté le 27 décembre en France. Plusieurs phases sont prévues jusqu'à l'été 2021 pour que toute la population qui le souhaite ait accès au vaccin.

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Dans un centre de vaccination contre le Covid-19 à Cayenne (Guyane), le 30 mars 2021. (JODY AMIET / AFP)

A chaque période sa population cible. Les stocks de vaccins contre le Covid-19 n'étant pas suffisants pour immuniser en quelques semaines toute la population française, l'exécutif a opté pour une stratégie de vaccination à flux tendu. Amorcée le 27 décembre 2020, celle-ci doit se traduire par une accélération progressive du rythme des injections, par étapes, en fonction de l'âge et des facteurs de risque des patients.

Malgré les retards enregistrés depuis le lancement de la campagne, fin 2020, le président de la République martèle que l'objectif de vacciner tous les Français majeurs volontaires d'ici à la fin de l'été sera bien respecté. Le cas des mineurs n'a pas encore été officiellement abordé. Au 12 avril, un peu plus de 11 millions de Français avaient reçu au moins une première dose de vaccin, selon les chiffres publiés par Santé publique France. L'accélération du calendrier vaccinal annoncée par Emmanuel Macron, qui compte sur une arrivée massive de vaccins en avril, apparaît donc ambitieuse.

Pouvez-vous déjà vous faire vacciner ? Devez-vous encore attendre ? Et si oui,  combien de temps ? Franceinfo vous précise les étapes du calendrier vaccinal en fonction de chaque public cible.

Une priorisation en fonction de l'âge des patients

Pour les personnes âgées de 75 ans et +, la vaccination a débuté le 18 janvier.  (PIERRE-ALBERT JOSSERAND / FRANCEINFO)

La campagne de vaccination a commencé le 27 décembre 2020 dans les établissements collectifs de type Ehpad. Les résidents âgés de ces structures, considérés comme le public le plus à risque de développer une forme grave du Covid-19, ont été les premiers à recevoir une injection du vaccin.

Le 18 janvier, des centres de vaccination ont ouvert dans tout le pays, ce qui a permis de commencer à vacciner les personnes de plus de 75 ans résidant à domicile. L'autorisation du vaccin d'AstraZeneca a permis d'étendre la vaccination aux personnes à risque* âgées de 50 à 64 ans à partir du 19 février. A l'époque, des réserves ont été émises sur l'efficacité de ce vaccin pour les personnes à risque âgées de 65 à 74 ans. Ces dernières ont donc dû attendre un avis de la Haute Autorité de santé et la réception de nouvelles doses pour accéder, à partir de la mi-mars, à la vaccination.

Le 23 mars, une nouvelle étape a été franchie avec l'annonce, par Emmanuel Macron, de l'ouverture à compter du samedi 27 mars de la vaccination aux personnes âgées de plus de 70 ans.

Lundi 12 avril, tous les Français âgés de 55 ans ou plus ont à leur tour été autorisés à être vaccinés, au lendemain de l'annonce du ministre de la Santé, Olivier Véran, au Journal du dimanche (article payant). Il a expliqué que ce serait possible grâce à deux vaccins, celui d'AstraZeneca, délivré sans condition à ce public, et celui de Janssen (filiale du groupe Johnson & Johnson), livré en France depuis lundi 12 avril.

Le calendrier de vaccination a donc été avancé par rapport aux dernières étapes précisées par le président de la République le 31 mars depuis l'Elysée. Néanmoins, deux d'entre elles restent d'actualité. La vaccination sera élargie "à partir du 15 mai (...) pour nos concitoyens qui ont entre 50 et 60 ans [entre 50 et 55 ans en réalité, depuis l'actualisation du calendrier]", a déclaré le chef de l'Etat. Et partir de la mi-juin", la prise de rendez-vous s'ouvrira à "l'ensemble des Français de moins de 50 ans".

Précision : les dates données ci-dessus sont indicatives et peuvent varier en fonction des délais de livraison des doses des différents vaccins sur l'ensemble du territoire.

Des exceptions pour certaines personnes exposées

Les professionnels de santé ont pu être vaccinés à partir du 6 février. (PIERRE-ALBERT JOSSERAND / FRANCEINFO)

Mais certaines personnes peuvent être davantage exposées que d'autres au virus ou présenter une vulnérabilité plus importante. Des exceptions ont donc été listées par le gouvernement ces derniers mois. Depuis début février, les résidents des foyers de travailleurs migrants (FTM) âgés de 60 ans et plus peuvent ainsi bénéficier d'une vaccination précoce.

De même, les soignants, pompiers et aides-soignants âgés de plus de 50 ans ont pu accéder à la vaccination dès début janvier, mais l'ouverture de la vaccination sans limite d'âge, à ces professionnels, n'a été effective que début février. Enfin, les personnes majeures porteuses d'une pathologie à très haut risque de forme grave peuvent accéder à la vaccination depuis le 18 janvier. Et ce, quel que soit leur âge.

D'autres publics, également considérés comme prioritaires, attendent leur tour. Les professionnels des secteurs considérés comme "essentiels"** devraient pouvoir accéder à la vaccination à partir de la "mi-fin avril", a souhaité Emmanuel Macron le 23 mars. Lors de son allocution du 31 mars, le chef de l'Etat a ensuite assuré qu'une "stratégie spécifique sera[it] prévue pour toutes les professions les plus exposées, en particulier nos enseignants, mais aussi nos forces de l'ordre et plusieurs autres", sans pour autant fixer de calendrier précis.

Il n'est pas non plus encore précisé quand la vaccination s'ouvrira aux personnes vulnérables et précaires, aux professionnels les prenant en charge ou encore aux personnes vivant ou travaillant dans un hébergement confiné ou un lieu clos (PDF). Tous ces publics sont considérés comme prioritaires dans la dernière phase de la campagne vaccinale. Ils devraient donc recevoir une première dose avant l'ouverture de la vaccination au reste de la population majeure et en bonne santé, annoncée pour la mi-juin par le président de la République.

* La vaccination des personnes dites "à risque" concerne des individus présentant une comorbidité (diabète, obésité, cancer, etc.) associée à un risque de forme grave du Covid-19. La liste des comorbidités est détaillée sur le site du ministère de la Santé.

** Les secteurs considérés comme "essentiels" sont les domaines de la sécurité, de l'éducation et de l'alimentaire, indispensables "au fonctionnement du pays en période épidémique", selon le ministère de la Santé.

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