Coronavirus : vous voulez participer à la lutte contre l'épidémie de Covid-19 et ses conséquences ? Voici quatre façons d'aider

Pour celles et ceux qui veulent donner de leur temps ou de leur argent pour contribuer à l'effort collectif contre l'épidémie, des initiatives existent. 

Capture d\'écran du site gouvernemental covid19.reserve-civique.gouv.fr, réalisée le 26 mars 2020.
Capture d'écran du site gouvernemental covid19.reserve-civique.gouv.fr, réalisée le 26 mars 2020. (FRANCEINFO)

Traduire les applaudissements en gestes. Alors que résonnaient des bravos à l'attention du personnel soignant, le président de la République a appelé mercredi 25 mars à 20 heures à l'"union" de l'ensemble des Français pour mener "la guerre" contre l'épidémie de coronavirus. "Nous devons n'avoir qu'une obsession, être unis", a déclaré Emmanuel Macron après une visite de l'hôpital militaire de campagne installé à Mulhouse (Haut-Rhin).

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Les appels à la solidarité se multiplient, tout comme les initiatives pour y répondre. Si vous souhaitez et pouvez mettre la main à la pâte, ce que vous pouvez faire.

Vous voulez aider financièrement

Plusieurs appels aux dons ont été lancés, mais gare aux fausses cagnottes. Si vous souhaitez remercier l'effort des personnels soignants en leur donnant un petit coup de pouce financier, mieux vaut vérifier l'origine et la destination de l'initiative, en suivant ces quelques conseils prodigués par 60 millions de consommateurs : faites plutôt confiance aux organismes connus (la Fondation de France, l'AP-HP...), cherchez s'il y a un petit macaron au visage de Marianne, vérifiez la présence du petit cadenas devant l'adresse du site au moment de payer et ne faites pas confiance à un site sur lequel vous décelez trop de fautes d'orthographe.

L'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris a par exemple fait appel à la générosité des Franciliens en créant un fonds d'urgence dédié au coronavirus, pour soutenir la recherche et les personnels hospitaliers, via un don sur le site de la Fondation pour la recherche de l'AP-HP. Il est également possible de soutenir certains organismes caritatifs qui sont durement touchés par le confinement : c'est le cas à Toulouse, où la Banque alimentaire a créé une cagnotte.

Vous êtes soignant ou apprenti-soignant

Pour les étudiants en médecine, les jeunes retraités, ou les soignants sans contrat, il est possible de prêter main forte en s'inscrivant dans la réserve sanitaire, composée de professionnels de santé "mobilisables à tout moment". Elle n'intervient pas en premier secours, mais en appui des acteurs sanitaires locaux.

Pour la rejoindre, chaque professionnel de santé disponible peut s'inscrire en ligne. Ensuite, vous êtes mobilisable, dès qu'un appel à candidature urgent est lancé. "Les réservistes ne sont jamais contraints de partir en mission ni en formation", précise Santé publique France. Selon le chef de l'Etat, 40 000 soignants se sont engagés dans cette réserve sanitaire.

En parallèle, plusieurs Agences régionales de santé ont créé leur propre site, renfort-covid.fr, à l'attention des professionnels de santé non mobilisés. Ces derniers peuvent se porter volontaires dans les hôpitaux, les Ehpad ou les cliniques. L'objectif est de pallier le manque de personnel (quand un soignant tombe malade par exemple). Pour cela, une inscription et nécessaire, ainsi que le téléchargement de l'application medGo, qui relaie les alertes.

Vous n'êtes pas soignant

Pour ceux et celles qui ne sont pas soignants, il est tout autant possible de contribuer à l'effort général. Une réserve sociale a été créée par le gouvernement, le 24 mars, à l'attention des apprentis éducateurs ou assistants sociaux. Les quelque 40 000 étudiants de ce domaine ont été invités à se manifester pour aider les foyers pour enfants ou établissements pour personnes handicapées ou âgées. Les volontaires devront assurer "la continuité de la prise en charge de leurs publics", précise le ministère des Solidarités et de la Santé. Leurs missions s'inscriront dans le cadre d'un stage ou d'un CDD.

Un "espace d'engagement ouvert à tous" a également été mis en place par les autorités. Pour intégrer cette réserve civique, nul besoin de compétences particulières. Tous les citoyens de bonne volonté disposant de temps libre sont invités à s'inscrire sur la plateforme "Jeveuxaider". Une fois inscrits, les volontaires sont mis en relation avec des structures proches de leur lieu de résidence. Avec notamment comme mission de garder des enfants de soignants ou de faire les courses pour leurs voisins les plus fragiles. Plus de 100 000 Français se sont déjà inscrits, selon Emmanuel Macron.

Vous voulez aider les agriculteurs

Le secteur agricole a fait valoir son manque de main-d'oeuvre." Pour le mois de mars, nous avons besoin de 45 000 personnes, pour le mois d'avril, il faut en rajouter 80 000 et pour le mois de mai, 80 000 en plus", a précisé le 25 mars la présidente de la FNSEA. Le ministre de l'Agriculture a précisé que "40 000 personnes" s'étaient déjà manifestées.

"Ce n'est pas du bénévolat. Ces gens qui iront en agriculture auront des contrats de travail et ils pourront cumuler les dispositifs", a assuré le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume. L'invitation, baptisée " Des bras pour ton assiette" est adressée aux Français n'ayant plus d'activité salariale. Ces derniers pourront cumuler cette activité avec du chômage partiel et des minimas sociaux. Il s'agira pour eux d'aider les agriculteurs aux récoltes de fruits et de légumes (fraises et asperges notamment), et aux semis de printemps. Une plateforme sera ouverte sur les sites des ministères de l'Agriculture, de l'Economie et du Travail, ainsi que sur le site de Pôle emploi. Les personnes intéressées pourront indiquer le lieu dans lequel elles se trouvent et leurs disponibilités.

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