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PMA, réforme des retraites, Fillon, municipales... le "8h30 franceinfo" de Bruno Retailleau

Le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau était l'invité du "8h30 franceinfo", mercredi 22 janvier. 

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Bruno Retailleau, sénateur de Vendée, président du groupe Les Républicains, invité du \"8h30 franceinfo\", mercredi 22 janvier 2020. 
Bruno Retailleau, sénateur de Vendée, président du groupe Les Républicains, invité du "8h30 franceinfo", mercredi 22 janvier 2020.  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Bruno Retailleau sénateur de Vendée, président du groupe Les Républicains au Sénat, était l'invité du "8h30 franceinfo", mercredi 22 janvier 2020. PMA, réforme des retraites, Fillon, municipales... Il répond aux questions de Marc Fauvelle et Renaud Dély.

PMA pour toutes : le Sénat s'oppose à son remboursement 

"On considère que ce n'est pas un soin", et qu'il n'y a pas d'impératif de santé comme l'IVG, estime Bruno Retailleau pour justifier le refus du Sénat de rembourser les PMA pour les couples de femmes et les femmes célibataires. Toutefois, "la grossesse sera prise en charge", assure-t-il. Les inséminations artificielles à l'étranger ont un coût très important, au minimum 5 000 euros. "Quand il n'y a pas de soin - c'est le code de la sécurité sociale - il n'y a pas prise en charge", répond malgré tout Bruno Retailleau.

Pas question non plus pour le sénateur de reconnaître qu'un enfant né de PMA puisse avoir deux mères : "On ne voit pas au nom de quoi il faudrait bouleverser tout l'échafaudage juridique de la filiation. Ce que nous proposons, c'est que la mère qui accouche soit reconnue comme la seule mère. La 'mère d'intention', elle, peut tout à fait adopter", estime Bruno Retailleau. 

Retraites, "pas de réforme" et "la chienlit"

"Avec Emmanuel Macron, on n'a pas de réforme - puisque l'âge pivot a disparu - et on a la chienlit" estime Bruno Retailleau. La réforme des retraites doit être présentée vendredi en Conseil des ministres, tandis que les opposants multiplient les actions coup de poing, comme des coupures d'électricité ciblées. "Au moment où nous parlons, les ports sont bloqués, notamment chez moi le port de Saint-Nazaire. Cela met en difficulté toutes nos entreprises exportatrices, importatrices. Des filières entières sont menacées" s'insurge le sénateur de Vendée. 

"La réforme doit correspondre aux engagements de la campagne. Et ce n’est pas le cas. C’est la raison pour laquelle ça crée la chienlit. Le désordre, c’est aussi Emmanuel Macron qui le crée en trahissant ses engagements" juge le patron des sénateurs Les Républicains. "Il nous avait dit pendant la campagne qu'il ne toucherait pas à l'âge légal de 62 ans et là, il propose un âge pivot. Il avait aussi dit qu'il préserverait le pouvoir d'achat des retraités, or à peine arrivé au pouvoir, il a désindexé les retraites", critique Bruno Retailleau. 

Un retour de François Fillon ? "C'est non"

"C'est non, c'est définitif", affirme Bruno Retailleau en réponse à une question sur un éventuel retour en politique François Fillon. L'ancien Premier ministre, candidat malheureux à l'élection présidentielle en 2017, est pourtant l'invité de l'émission "Vous avez la parole", sur France 2, jeudi 30 janvier.  "Ce n'est pas une carte postale. [...] Il ne le veut pas. Je peux l'affirmer de façon catégorique. Il le dira aussi sur l'antenne de France Télévisions", poursuit le sénateur LR de Vendée. 

"Le temps de notre modernité exige, lorsque l'on est un homme public, de rendre des comptes à la justice mais aussi directement au public. Car souvent, vous êtes condamnés par le tribunal médiatique, avant même d'être condamné par le tribunal judiciaire" dénonce Bruno Retailleau, proche de François Fillon. Ce dernier doit répondre de soupçons d'emplois fictifs de son épouse, Penelope Fillon, devant le tribunal correctionnel de Paris, à partir du 24 février. 

La circulaire Castaner, du "tripatouillage électoral"

Le gouvernement a adressé une circulaire aux préfets visant à ne plus attribuer de "nuance" politique aux candidats aux municipales dans les communes de moins de 9 000 habitants"C'est un tripatouillage électoral, on franchit un seuil", s'insurge Bruno Retailleau. "À 9 000 habitants, vous effacez 96% des communes. C'est énorme !", tempête le sénateur LR de Vendée. 

Bruno Retailleau critique aussi la création d'une catégorie "divers centre" qui favoriserait le décompte de voix pour La République en marche. "Il suffit qu'il y ait une personne En Marche sur une liste, ou que En Marche soutienne cette liste, pour que cette liste soit comptabilisée dans les gains d'En Marche", assure-t-il.

Retrouvez l'intégralité du "8h30 franceinfo" du mercredi 22 janvier 2020 :

Bruno Retailleau, sénateur de Vendée, président du groupe Les Républicains, invité du \"8h30 franceinfo\", mercredi 22 janvier 2020. 
Bruno Retailleau, sénateur de Vendée, président du groupe Les Républicains, invité du "8h30 franceinfo", mercredi 22 janvier 2020.  (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)