VIDÉO. Retraites : "Avec Emmanuel Macron, on n'a pas de réforme et on a la chienlit", assure Bruno Retailleau reprenant une citation du général de Gaulle

Bruno Retailleau, sénateur de Vendée et président du groupe Les Républicains au Sénat, intervient mercredi sur franceinfo alors que la réforme des retraites doit être présentée vendredi en Conseil des ministres, tandis que les opposants multiplient les actions coup de poing.

FRANCEINFO / RADIO FRANCE

"De Gaulle disait "Oui à la réforme, Non à la chienlit", mais avec Emmanuel Macron, on n'a pas de réforme - puisque l'âge pivot a disparu - et on a la chienlit", estime mercredi 22 janvier sur franceinfo Bruno Retailleau, sénateur de Vendée et président du groupe Les Républicains au Sénat. La réforme des retraites doit être présentée vendredi en Conseil des ministres, tandis que les opposants multiplient les actions coup de poing, notamment les coupures d'électricité ou les "ports morts" dans le secteur maritime.

"Des filières entières sont menacées"

"Au moment où nous parlons, les ports sont bloqués, notamment chez moi le port de Saint-Nazaire. Cela met en difficulté toutes nos entreprises exportatrices, importatrices. Des filières entières sont menacées", s'insurge le sénateur de Vendée. "J’accuse évidemment les auteurs de ces blocages de prendre en otage la France, poursuit-il. Mais cette réforme des retraites a été mal conduite et donc la responsabilité du climat social revient aussi à Emmanuel Macron".

La réforme doit correspondre aux engagements de la campagne. Et ce n’est pas le cas. C’est la raison pour laquelle ça crée la chienlit. Le désordre, c’est aussi Emmanuel Macron qui le créé en trahissant ses engagements

Bruno Retailleau

à franceinfo

"Vous ne pouvez pas, en France, faire une réforme si elle n'est pas légitime, indique Bruno Retailleau. Et pour qu'elle soit légitime, il faut qu'elle corresponde aux engagements de campagne." "Il nous avait dit pendant la campagne qu'il ne toucherai pas à l'âge légal de 62 ans et là, il propose un âge pivot. Il avait aussi dit qu'il préserverait le pouvoir d'achat des retraités, or à peine arrivé au pouvoir, il a désindexé les retraites. Et enfin, il promettait de ne pas toucher les complémentaires, or il veut les mettre à bas", résume Bruno Retailleau.

Bruno Retailleau, sur franceinfo mercredi 22 janvier.
Bruno Retailleau, sur franceinfo mercredi 22 janvier. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)