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Vidéo Brexit : "L'Œil de l'Européen" en alexandrins

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 4 min.
Avenue de l'Europe. "Face à tant d'impondérables imprévisibles / Oui, un retour aux urnes n'est pas impossible" : Alex Taylor et Véronique Auger devisent sur le Brexit... en alexandrins

Brexit, pas Brexit ? Deal, pas de deal avec l'Europe ? Comment les choses vont-elles tourner de l'autre côté de la Manche ? Qui sera le futur "Prime Minister" ? Pour le dernier numéro d'"Avenue de l'Europe" présenté par Véronique Auger, le journaliste franco-britannique Alex Taylor se surpasse avec cette chronique de juin 2019 entièrement en alexandrins.

"Je conviens Véronique que ce n'est pas très fun / Brexit ou pas Brexit, c'est toujours the question / Sans fin l'interrogation dans nos têtes trotte : / Quand partiront enfin mes ex-compatriotes ?" Deux ans après le référendum du 23 juin 2016, c'est en alexandrins que le chroniqueur franco-britannique Alex Taylor commente, pour "Avenue de l'Europe", les suites du vote pour la sortie de l'Union européenne.

Qui va mettre en œuvre ce divorce si compliqué ? Après la démission de Teresa May, qui sera le prochain occupant du 10, Downing Street ? Au sein du Parti conservateur, le duel final entre Boris Johnson, le fantasque ex-maire de Londres puis ex-secrétaire d'Etat des Affaires étrangères, et son successeur à cette dernière fonction Jeremy Hunt inspire ces quelques vers au chroniqueur du magazine…

Qui, de Boris (Johnson) ou Jeremy (Hunt), succédera à Teresa ? 

"Or quoi qu'il arrive, le 24 juillet / un homme remplace l'infortunée Mrs May / ex-remaineuse puis du Brexit l'égérie / Prendra sa place soit Boris, soit Jeremy / Johnson suscite, lui, c'est vrai, pas mal de craintes / mais plus charismatique que le boring Mr Hunt... / Changement de cap, d'axe, nouvelle tournure / Le sexe change, le temps, certes aussi la coiffure / Le teint risque vite en revanche d'être aussi blême / car la problématique restera la même !"

Après une évocation irrésistible de la reine Elizabeth II désespérée au five o'clock tea, Véronique Auger pose "the" question (en alexandrins elle aussi) : peut-on prédire de nouvelles élections ? 

"Quid de ces 48% devenus 56 (...) qui ne veulent plus de ce fichu Brexit ?"

"Face à tant d'impondérables imprévisibles / Oui, un retour aux urnes n'est pas impossible / Mais qui, devant l'accumulation de malheurs / de l'étrange scrutin sortira le vainqueur ? / Ce Boris discrédité prendra-t-il la fuite ? / Pour la gauche, les carottes sont-elles cuites ? / L'électorat dira rebelote sa rage / comme aux européennes, votant pour Farage... / Et quid des grands laissés-pour-compte, tous ces gens / qu'on brime tout le temps, ces 48% / devenus 56, ceux qu'on oublie trop vite / et qui ne veulent plus de ce fichu Brexit ?" (...)

"Mais quoi qu'il en soit, le 31 octobre, le Royaume-Uni sera face au choix très sobre / même si, pour certains, ça fait bien de la peine : / sortir, oui ou non, de l'Union européenne... — Ce grand choix pour le meilleur ou pour le pire / nul ne peut y répondre, même pas Shakespeare..."

"Avenue de l'Europe" reviendra à la rentrée – sans Véronique Auger, qui présentait ce 26 juin sa dernière émission. En attendant septembre, voici les lectures de vacances qu'elle vous conseille :

- Le livre d'Alex Taylor, Brexit, l'autopsie d'une illusion (éd. J.-C. Lattès)
Mon Europe, je t'aime moi non plus, 1989-2019, de Marion Van Renterghem (éd. Stock)
- Le voyage d'Erasme, si l'Europe m'était contée, de Franck Gouéry (éd. Non Lieu).

Chronique "L'Œil de l'Européen", diffusée dans "Avenue de l'Europe" le 26 juin 2019.

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