Un "gilet jaune" interpellé après des tags près de l'Assemblée nationale et sur la permanence d'un député

Arrêté en flagrant délit, en pleine nuit, près du Palais Bourbon, le suspect est soupçonné de s'en être pris un peu plus tôt à la permanence d'un député LREM à Versailles.

Un homme a été interpellé dans la nuit du 4 au 5 août, alors qu\'il était en train de taguer une palissade près de l\'Assemblée nationale.
Un homme a été interpellé dans la nuit du 4 au 5 août, alors qu'il était en train de taguer une palissade près de l'Assemblée nationale. (DANIEL FOURAY / MAXPPP)

Un "gilet jaune", soupçonné d'avoir tagué la permanence du député LREM des Yvelines Didier Baichère à Versailles ainsi qu'une palissade près de l'Assemblée nationale à Paris, a été interpellé dans la nuit du 4 au 5 août, a appris franceinfo de source proche de l'enquête. Arrêté en flagrant délit devant le Palais Bourbon, cet homme est en garde à vue pour "dégradation ou détérioration d'un bien". 

Des "tentatives d'intimidation"

Sur les vitres de la permanence du député Didier Baichère, on pouvait lire "les gilets jaunes triompheront" ou encore "CETA gueule de vaincu". Des inscriptions écrites à l'encre jaune. "Dégradation de ma permanence cette nuit. J’exerce mon mandat avec calme et détermination dans le respect des opinions de chacun. Les tentatives d’intimidation n’y changeront rien", a réagi le parlementaire lundi sur Twitter.

Le suspect, Stéphane Espic, s'était également filmé la veille alors qu'il était en train de taguer des murs devant l'Hôtel des Menus-Plaisirs à Versailles, où se réunirent les États généraux de 1789. Il avait ensuite posté la vidéo sur Facebook.

Des dégradations en série

Les attaques de permanences de députés français se sont multipliés depuis la ratification du CETA. Si les agriculteurs sont pointés du doigt pour certaines de ces dégradations, à Perpignan ce sont les "gilets jaunes" qui sont accusés d'avoir cassé les vitres et tenté de mettre le feu à la permanence du député LREM Romain Grau. Dans une tribune publiée mardi 30 juillet sur le site de franceinfo, 20 députés bretons de la majorité s'inquiètent de cette situation.