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À New York, 193 pays, 600 rencontres, cinq jours et un seul lieu : les Nations Unies

La planète tourne et nous nous arrêtons à New York où va démarrer lundi 23 septembre l'Assemblée générale des Nations unies.

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Le batiment des Nations Unies à New York (USA).
Le batiment des Nations Unies à New York (USA). (SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Une soixantaine de dirigeants mondiaux se retrouvent lundi à l'ONU pour un sommet sur "l'urgence climatique" censé revigorer le chancelant accord de Paris. Moins de la moitié des 136 chefs d'Etats et de gouvernements qui viennent cette semaine à New York pour l'Assemblée générale annuelle de l'ONU ont demandé à participer.

Après ce sommet démarrera la 75ème Assemblée générale des Nations unies. Tous les ans, il s'agit d'un même rituel avec les mêmes grands discours.

À quoi ca sert ?

L'Assemblée générale des Nations unies sert à réunir les 193 états de la planète, une fois par an, représentés normalement par leur chef d’État. Et elle sert essentiellement à écouter les discours de ces présidents,qui en théorie ne doivent pas durer plus de 15 minutes. En théorie parce que Fidel Castro, en 1960, en a fait un de 269 minutes ! 

Mais il n’y a pas que les discours, il y a surtout des rencontres, et les plus importantes ne sont pas celles que l’on croit. Il y a pour cette semaine 600 rendez-vous organisés, notamment les fameuses "bilatérales", des rencontres entre deux pays. Les moments les plus importants n’ont pas lieu dans la tour de verre de l’ONU, mais dans les bars des hôtels de Manhattan. C’est là que se règlent parfois de vrais différents, ou que se nouent des alliances, s’évitent des conflits.

Aucune des résolutions de l’Assemblée générale n’est contraignante, mais ce qui est important, c’est que chaque pays, du plus faible au plus fort, a la même voix. Il y a donc quand même la force du groupe, et les diplomates jugent ce rassemblement utile. Ça l’est, semble-t-il, en ce moment, sur le climat, où les pays réticents à changer sont contraints, a minima, de prendre conscience de l’urgence.  

Chaque année, il y a les vedettes et les absents

Cette année, le chinois Xi Jinping, le russe Vladimir Poutine et l’Israélien Benjamin Netanyahou ne seront pas là. Mais leurs émissaires seront présents. Une fois de plus la vedette, c’est Donald Trump, qui déteste l’ONU et considère que l’Assemblée est un "club pour papoter et passer du bon temps". Le président américain n’assistera pas aux débats sur le climat, mais il sera ravi de saluer son ami brésilien Jair Bolsonaro.

Les autres enjeux de la semaine, en réalité, sont tragiques : les tensions avec l’Iran, le Yémen,  l’Afghanistan, l’Ukraine, le Vénézuela, etc. Aucune paix ne sera signée cette semaine, mais peut-être que de nouvelles guerres seront évitées.  

Le batiment des Nations Unies à New York (USA).
Le batiment des Nations Unies à New York (USA). (SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)