"Prime Macron" : qui y a droit et pour quel montant cette année ?

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Bruno Le Maire vient de faire un premier bilan : depuis sa création, en juillet dernier, la "prime Macron" nouvelle formule a été attribuée à plus de 700 000 salariés. Dans quelles conditions peut-on en bénéficier ? 

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Radio France
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Une femme regarde un bulletin de paie. (VALERIE VREL / MAXPPP)

La "prime Macron" n'est pas nouvelle : elle a été créée en 2019, pour répondre à la crise des "gilets Jaunes", avant d'être reconduite, ensuite, pour faire face à la crise sanitaire. Mais ses contours ont changé dans le cadre de la loi "pouvoir d’achat" de l’été dernier et même son nom n’est plus le même : on parle désormais de "prime du partage de la valeur", la "PPV".  En deux mois, elle a bénéficié déjà à 730 000 personnes, pour un montant moyen de 710 euros, selon Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, qui a dressé un bilan mi-novembre 2022. En tout, depuis sa création, la prime Macron a donc été versée a touché plus de dix millions de salariés. Dans son ancienne version, elle s’élevait en moyenne à 550 euros.

Un chose ne change pas, c’est qu’elle reste facultative. C’est l’employeur seul qui décide s’il veut la verser. Rien ne peut l’y obliger. Ce qui change, en revanche, c’est d’abord son montant. Deux possibilités. La plus avantageuse, c’est dans le cas où votre employeur a déjà signé un accord d’intéressement. La prime pourra alors aller jusqu’à 6 000 euros par salarié. Cette possibilité est aussi ouverte aux plus petites entreprises, celles de moins de cinquante salariés. Pour toutes les autres, les plus grandes et celles qui n’ont pas signé d’accord, la prime est plafonnée à 3 000 euros.

Des sommes qui peuvent changer d’un salarié à l’autre

Ces sommes, qui sont différentes, peuvent être attribuées aux salariés en fonction de leur ancienneté, de la durée du travail – temps partiel ou temps complet par exemple – du niveau de classification. Mais attention : elles ne s’appliquent pas à tous. Sont concernés uniquement les salariés dont la rémunération est inférieure à trois fois la valeur annuelle du smic. Les gros salaires sont donc exclus de la nouvelle "prime Macron".

Enfin, ces sommes restent défiscalisées : on ne paie pas d’impôt ni de charges sociales sur les sommes perçues et ce si la prime est versée avant le 31 décembre. À noter d’ailleurs qu’elle peut être donnée en plusieurs fois par l’employeur. Avant la fin du mois de janvier, les partenaires sociaux vont devoir soumettre leurs propositions au gouvernement sur la question de la redistribution de la richesse. Au menu de leurs discussion, la création d’un dividende salarié et la révision des mécanismes de participation et d’intéressement.

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