Cet article date de plus de six ans.

Envoyé spécial le samedi du 9 janvier 2016

Publié Mis à jour
Temps de lecture : 4 min.
Article rédigé par
France Télévisions

Chaque semaine, "Envoyé spécial le samedi" vous donne l'occasion de voir ou revoir plusieurs reportages du magazine, choisis en fonction de l'actualité et puisés dans le catalogue des vingt-cinq ans de l'émission.

Ce samedi 9 janvier 2016, "Envoyé spécial" propose une émission entièrement consacrée à aux attentats de janvier 2015. Au sommaire :
- Attentats : réparer les vivants. Un reportage sur les victimes du terrorisme.
- Portrait de Zineb El Rhazoui, journaliste de "Charlie Hebdo".
- Les adeptes du soupçon. Enquête sur les voix discordantes qui croient déceler dans ces attentats les signes d'un complot.
- "Charlie Hebdo" un an après... Peut-on rire de tout ? Reportage sur ces comiques qui font de l'humour sur les attentats.

Pour des raisons liées aux droits de rediffusion, cette émission n'est plus disponible

Chaque semaine, "Envoyé spécial le samedi" vous donne l'occasion de voir ou revoir plusieurs reportages du magazine, choisis en fonction de l'actualité et puisés dans le catalogue des vingt-cinq ans de l'émission.

Attentats : réparer les vivants

Ils s’appellent Ophélie, Kévin, Claude-Emmanuel ou Robert. Economiste de renom, pompier ou employée d'une entreprise d'aéronautique, ils sont des survivants. Ils ont été touchés par les balles du 13 novembre, mais les kalachnikovs ne les ont pas atteints de la même manière. La balle qui a traversé le corps d'Ophélie, de l'omoplate gauche à la base de la gorge, n'a touché aucun organe vital. Hormis deux cicatrices, elle n'aura aucune séquelle. On ne peut pas en dire autant de Kévin, amputé de la moitié d'une jambe, ou de Robert qui, touché au visage, ne retrouvera probablement pas l'usage complet de la parole... 

Le retour à une vie "normale" est aussi une épreuve pour les rescapés qui n'ont pas été blessés. Ils sont atteints par le "syndrome du survivant", comme l'appellent les psychologues : un sentiment de culpabilité d'être encore là quand tant d'autres sont tombés. Pour "Envoyé spécial" diffusé le jeudi 7 janvier 2016, un an après les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher, Auriane Baudin a recueilli les témoignages de ces survivants et de leurs proches.

Un reportage de Auriane Baudin, Laure Granjon, Virginie Letendre, Frank Nosal et Simon Pigoy

Portrait de Zineb El Rhazoui

Pendant six mois, elle a changé de domicile tous les trois jours. Zineb El Rhazoui, journaliste franco-marocaine spécialiste de l'islam à Charlie Hebdo, fait l'objet de menaces répétées sur les réseaux sociaux : "Il faut tuer cette mécréante" peut-on y lire entre autres messages du même acabit. Elle est sous protection policière 24 heures sur 24 et sept jours sur sept: "Je suis la femme la plus protégée de France", explique-t-elle. Elle n'était pas dans les locaux de Charlie le 7 janvier 2015, mais sa vie a basculé ce jour-là. Aujourd'hui, elle tente de vivre comme si le danger n'existait pas. Sa façon de continuer à combattre le fondamentalisme, c'est de parler, encore et toujours : "Si je me tais, ils auraient gagné. S'ils sont tués, les collègues, c'est bien pour les faire taire. On ne va pas leur faire ce plaisir !" Pour "Envoyé spécial" diffusé le 7 janvier 2016, Virginie Vilar l'a suivie et a recueilli son témoignage.

Un reportage de Virginie Vilar, Antoine Husser, Martine Cargnino et Gaël Pouvreau.

Les adeptes du soupçon

"On ne nous dit pas tout"... Nouvel ordre mondial, Illuminati, complexe militaro-sioniste, les figures de ceux qui tireraient les ficelles sont nombreuses. Mensonges, manipulation et désinformation seraient notre lot quotidien. La vérité est ailleurs, bien cachée... A chaque événement sa part de théorie du complot. Les "explications alternatives" aux convulsions du monde pullulent sur internet. Et les attentats de Paris ne dérogent pas à la règle. "Envoyé spécial" a enquêté sur ceux qui véhiculent ces thèses conspirationnistes... De simples citoyens qui "doutent" et publient des vidéos. Des "journalistes" autoproclamés qui veulent "réinformer". Ou encore de véritables militants politiques parfois stipendiés par des puissances étrangères. Les sites s'appellent Le Débrancheur, Le Cercle des volontaires, Panamza ou le Réseau Voltaire de Thierry Meyssan... "Envoyé spécial" dévoile les dessous du conspirationnisme à la française.

Un reportage de Paul Sanfourche, Tatiana Daligault, Elie Marot, Nils Montel et Mikaël Bozo.

Chaque semaine, "Envoyé spécial le samedi" vous donne l'occasion de voir ou revoir plusieurs reportages du magazine, choisis en fonction de l'actualité et puisés dans le catalogue des vingt-cinq ans de l'émission.

"Charlie Hebdo" un an après... Peut-on rire de tout ?

Les islamistes ? "Ils nous traitent de dépravés alors qu'ils envoient leurs femmes se faire sauter en place publique !" Le ton est donné. Est-il trop tôt pour rire des attentats ? Pour Régis Mailhot, auteur de cette saillie, ou Christophe Alévêque, qui se produit à quelques dizaines de mètres de la place de la République, la réponse est claire : c'est non.
C'est moins évident pour Frédéric Fromet, qui chante l'actualité avec humour chaque semaine sur France Inter. Après sa chanson Coulibaly Coulibalo, diffusée le 21 janvier 2015, il a reçu de nombreuses menaces. Un anonyme a même appelé la police pour faire croire à une prise d'otages chez lui. Aujourd'hui, il se pose la question lorsqu'il s'agit d'aborder ce sujet... Pourtant, Charline Vanhoenacker, qui anime l'émission dans laquelle chante Frédéric Fromet, le dit sans ambages : ce jour-là elle a entendu un "supplément d'âme" aux rires du public. Un rire cathartique ?

Un reportage de Kristian Autain, Alexandre Mace-Dubois, Emilie Denis, Edouard Piquereau et Claire Aubinais. Commentaire : Eléonore Gay.

 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.