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Ce qu'il faut retenir du discours de Manuel Valls au congrès du PS

Entre hommages appuyés aux membres de sa famille politique et attaques contre Nicolas Sarkozy, Manuel Valls a pris le temps d'annoncer la mise en place du prélèvement de l'impôt à la source.

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France Télévisions
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Le Premier ministre Manuel Valls livre un discours, le 6 juin 2015, au congrès du PS à Poitiers (Vienne). (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Manuel Valls est venu parler devant les socialistes réunis en Congrès à Poitiers, samedi 6 juin. Il a tenté de convaincre sur la volonté du gouvernement à poursuivre les réformes et sur la réussite à venir. Francetv info résume ce qu'il faut retenir du discours de Manuel Valls. 

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L'annonce : le prélèvement à la source

Dans son discours, Manuel Valls s'est engagé sur "le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, première étape d'une modernisation de notre imposition." Bruno Le Roux avait déjà annoncé fin mai que cette mesure serait mise en place avant la fin du quinquennat. Mais comme le détaillait alors Metronews, il s'agit d'un dispositif complexe à mettre en place notamment en raison du décalage actuel d'un an entre le paiement de l'impôt et la situation du contribuable.

"Je connais nos débats. Le gouvernement est attentif, à l'écoute de ce qui se dit dans le parti, aux attentes exprimées par les socialistes", a tenté de rassurer Manuel Valls, alors que cette proposition est au coeur de toutes les orientations politiques déposées lors de ce congrès.

La promesse : réussir à faire baisser le chômage

Manuel Valls a aussi assuré que son gouvernement devait "continuer à réformer" et "qu'il n'y aurait pas de pause". Il faut continuer à réformer "pour amplifier encore la croissance. Pour plus d'emplois", a poursuivi le Premier ministre, assurant que "faire baisser le chômage (...) c'est l'engagement du Président de la République. Et nous le tiendrons !". François Hollande s'est en effet engagé dès le début de son quinquennat à inverser la courbe du chômage.

Pour parvenir à ce résultat Manuel Valls compte sur les entreprises : "Notre politique vise à redresser le pays et à donner de la force aux entreprises, car elles créent de la richesse et de l'emploi." Le Premier ministre a également demandé aux représentants du patronat de "tenir leurs engagements"  en contrepartie des aides publiques accordées aux entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité.

Les déclarations d'amour : de Mitterrand à Hollande

Devant le parterre de militants socialistes, Manuel Valls a veillé à soigner les symboles. Il s'est appliqué à rendre hommage aux principaux ministres de son gouvernement du "chef de la diplomatie" Laurent Fabius au "chef des armées" Jean-Yves Le Drian en passant par Christiane Taubira, Marisol Touraine ou encore Bernard Cazeneuve. Il n'a pas oublié Najat Vallaud-Belkacem attaquée par l'opposition pour sa réforme du collège à qui il a demandé de poursuivre son travail et de "ne pas se laisser impressionner".

Le Premier ministre a également eu une pensée pour ses prédecesseurs en rendant hommage à Jean-Marc Ayrault ou en évoquant Pierre Mauroy et l'ancien président de la République François Mitterrand dont il a utilisé une citation : "Le PS saura, j'en suis sûr, relever le défi que représente l'exercice du pouvoir".

Mais les applaudissements ont surtout redoublé quand Manuel Valls a prononcé le nom de François Hollande : "Soyons fiers de nos soldats, de celles et ceux qui défendent notre drapeau ! Soyons fiers, aussi, du Président de la République qui incarne avec courage la voix de la France !" Le Premier ministre est resté fidèle jusqu'au bout de son discours assurant ne pas croire aux "aventures personnelles", "il n'y a que des réalisations collectives, soyez certains de ma loyauté"

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Le tacle : "Sarkozy est déjà un problème pour le pays"

Après ses déclarations d'amour aux socialistes, Manuel Valls n'a pas manqué d'égratigner le président des Républicains. Il a affirmé que "par ses pratiques dans l'opposition, Nicolas Sarkozy (était) déjà un problème pour le pays." "Faire de la politique, c'est débattre, argumenter. Ce n'est pas vociférer ou insulter. Par ces pratiques dans l'opposition, Nicolas Sarozy est déjà un problème pour le pays", a-t-il déclaré.

"Faire de la politique, ce n'est pas régler ses comptes personnels", a-t-il encore estimé devant les congressistes socialistes. "Moi, comme vous (...) je ne veux pas que Nicolas Sarkozy récidive, qu'il fasse à nouveau ce qu'il a fait à notre pays. Je ne veux pas qu'il continue d'ouvrir un peu plus la porte à cet ennemi redoutable qu'est l'extrême droite", a lancé le chef du gouvernement. Et de conclure : "Ce que cache le rhabillage de l'UMP, c'est un manque abyssal d'idées !"

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