Congrès du PS : Valls en rassembleur, les frondeurs en trouble-fête

Le PS poursuit son congrès à Poitiers. Temps fort de la journée, le discours de Manuel Valls. 

Manuel Valls, le Premier ministre, prononce un discours lors du congrès du PS, à Poitiers (Vienne), le 6 juin 2015.
Manuel Valls, le Premier ministre, prononce un discours lors du congrès du PS, à Poitiers (Vienne), le 6 juin 2015. (JEAN-PIERRE MULLER / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Manuel Valls a promis de mettre en place le prélèvement à la source, lors de son discours au congrès du PS à Poitiers, samedi 6 juin. Il s'agit de la "première étape d'une modernisation de notre imposition", a expliqué le Premier ministre. Le grand rassemblement socialiste durera jusqu'à dimanche. Sans véritable enjeu dans la mesure où le vote des motions a déjà eu lieu, il permet au PS de se mettre en rang pour 2017, de façon à peser sur l'exécutif. 

 Une ambiance "apaisée"Cette année, pas besoin de gants de boxe ni de tenue de combat chez les socialistes. Tout a déjà été entériné avant le congrès, ou presque. Mais qu'en pensent les militants ? Reportage sur place

Manuel Valls au programme. Temps fort de cette journée de samedi, le discours de Manuel Valls. Très minoritaire au sein du PS jusqu'à récemment, le Premier ministre serait, selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI, préféré aujourd'hui à François Hollande, aussi bien par les Français que par les sympathisants socialistes, pour représenter le PS à la présidentielle, si une primaire ouverte était organisée. 

Jean-Christophe Cambadélis dimanche. Le premier secrétaire doit prononcer un discours dimanche à la mi-journée. 

 

 

 

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #PS

21h59 : Anecdote remarquée par France 3 Poitou-Charentes. Un repas des pontes du PS est organisé à la mairie de Poitiers. A 21h45, le chef des frondeurs Christian Paul rentre dans la salle, et en ressort dix minutes plus tard. "Je suis venu saluer le premier secrétaire et lui souhaiter bonne chance pour demain", dit-il devant les caméras. On lui demande où il va : "vous rejoignez le quartier des frondeurs ?" Sa réponse fuse : "je rejoint les quartiers de la gauche." Et il quitte les lieux, sans répondre à aucune question.

20h37 : Pourquoi Manuel Valls ne s'est pas siffler à la tribune du PS ? Parce que les frondeurs remplissaient leurs verres à la buvette, rapporte Le Lab d'Europe 1. "Comme on ne pouvait pas exprimer notre opposition, à la demande des chefs, on a préféré sortir et aller à la buvette", confie l'un d'eux.

20h20 : Comme le tweete notre journaliste Mathieu Dehlinger, la motion B (celle des frondeurs) ne signera pas le texte que va présenter Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire, demain.

19h20 : Et bim ! Marie-Noëlle Lienemann critique l'aller-retour Poitiers-Berlin de Manuel Valls pour se rendre à la finale de la Ligue des champions.

18h33 : Le premier secrétaire de la fédération du Nord, Gilles Pargneaux, a oublié qu'il avait son micro ouvert, et a confié à son voisin ses craintes sur la situation de la fédération locale : "c'est la guerre, on va avoir une situation à la Marseillaise". Quelques minutes plus tard, face caméra, il dit exactement l'inverse, remarque France 3 Nord.

17h47 : D'ailleurs, le frondeur Emmanuel Maurel s'exprime en ce moment à la tribune, et son discours n'est pas policé vis à vis du gouvernement.

17h47 : Notre journaliste Mathieu Dehlinger a vécu le discours de Manuel Valls au congrès du PS aux côtés des militants et des frondeurs. L'analyse du député Pascal Cherki ? "Bof". Pour lire son article, c'est par ici.





(MATHIEU DEHLINGER / FRANCETV INFO)

16h30 : Christian Paul, chef de file des frondeurs, est resté sur sa faim en écoutant le discours de Manuel Valls au congrès du PS : "Ce discours a pêché par trop de généralités. Bien sûr que tout le monde est d'accord pour défendre la laïcité ou le 11 janvier. Mais derrière ces éléments fédérateurs l'offre politique est restée fermée", explique-t-il dans une interview au Scan Politique du Figaro.

15h50 : Le problème est que Valls ne voit pas qu'il y a un problème ! Se déplacer aux frais du contribuable pour aller voir un match de foot n'impliquant aucune équipe française, oui Monsieur Valls il y a un problème. Quant à sa réponse, je suis premier ministre, elle est tout simplement ahurissante !

15h50 : Ah bon et il trouve ça normal Valls de se rendre à un match de foot avec les moyens de l'Etat, c'est-à-dire aux frais du contribuable, et tout ça parce que Barcelone joue ?!

15h50 : Dans les commentaires, vous êtes nombreux à ne pas vous satisfaire des explications de Manuel Valls sur son déplacement à Berlin pour la finale de la Ligue des champions.

15h37 : Lors de son discours à la tribune du congrès du PS tout à l'heure, Manuel Valls a salué l'action des membres du gouvernement, faisant également applaudir François Hollande, "un grand président de la République" selon le Premier ministre.



(FRANCETV INFO)

15h26 : @anonyme : Le Premier ministre va effectivement à Berlin ce soir. Interrogé par une journaliste d'i-Télé, il a botté en touche sur le financement cet aller-retour, laissant entendre qu'il se déplaçait avec les moyens de l'Etat mais que sa place est payée par l'UEFA.

15h25 : Manuel Valls apparemment irait à la finale de la Ligue des Champions à Berlin. Qui paye ce voyage ? La France ou lui même ?

14h49 : Manuel Valls n'a pas été tendre avec Nicolas Sarkozy lors de son discours à la tribune du congrès du PS tout à l'heure. "Par ces pratiques dans l'opposition, Nicolas Sarkozy est déjà un problème pour le pays." Voici l'extrait vidéo de ce tacle adressé au président des Républicains.



(FRANCETV INFO)

14h27 : Et notre journaliste Mathieu Dehlinger continue d'interroger des militants socialistes sur le discours de Manuel Valls.

14h24 : Prélèvement d'impôt à la source, attaques contre Nicolas Sarkozy et autres déclarations d'amour... Voici ce qu'il faut retenir du discours de Manuel Valls devant le congrès du Parti socialiste.


(GUILLAUME SOUVANT / AFP)

13h54 : A Poitiers, les militants rencontrés par notre journaliste Mathieu Dehlinger restent un peu sur leur faim après le discours de Manuel Valls.

13h32 : Sur Twitter, les réactions n'ont pas tardé après le discours de Manuel Valls, à droite, avec le député Eric Ciotti, comme à gauche, avec le député frondeur Pascal Cherki.

13h23 : Et on parle encore du prélèvement à la source pour enfumer les français. Quelqu'un peut-il m'en expliquer l'intérêt réel quand près de 80% des Français sont mensualisés et qu'une déclaration restera obligatoire. Sauf à être une contrainte supplémentaire pour les entreprises et être un risque pour le recouvrement de l'impôt...

13h23 : Ça fait trois ans qu'on entend les incantations, sans résultat. On ne peut pas flatter les patrons puis les critiquer 5 minutes après. Incohérence totale.

13h23 : Dans les commentaires, vous n'êtes pas vraiment convaincus par le discours de Manuel Valls devant le congrès socialiste et son annonce du prélèvement de l'impôt à la source.

13h07 : "Soyons fier de notre beau pays, de nos réussites, vive la République, vive la France !"

Manuel Valls a terminé son discours.

13h06 : Dans la salle, tout le monde n'apprécie pas le discours de Manuel Valls, relève notre journaliste Mathieu Dehlinger.

13h05 : "Il n'y a pas d'aventure personnelle, il n'y a que des réalisations collectives, et vous pouvez être certain de ma loyauté au président."

Le Premier ministre répète qu'il restera loyal à François Hollande.

13h03 : "Je sais ce que vous dois, à vous les militants et les sympathisants. Non, le parti socialiste n'est pas mort !"

Le Premier ministre salue le parti, les militants et son premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis.