Inflation, surmenage... Le spleen des maires des petites communes

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Politique : le spleen des maires des petites communes
Article rédigé par
C. de la Guérivière, C. Méral, E. Sizarols, C. Apiou, France 3 Lorraine - France 3
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Alors que le congrès des maires de France se tiendra mardi 22 novembre, la situation de certains maires est difficile. Un élu sur trois confie avoir déjà été victime d’injures ou de menaces.

Les maires des petites communes sont bien occupés, et la plupart d’entre eux souffrent de l’augmentation de la facture énergétique, qui pèse sur le budget. Dans certaines villes, la facture s’élève à 500 000 euros, comme à Damelevière (Meurthe-et-Moselle). La somme équivaut à 20 % des recettes de fonctionnement de la mairie. Pour faire des économies, l’éclairage public a été coupé la nuit dans le village.

Un maire obligé de servir à la cantine de son village

Confrontés à des difficultés budgétaires, les maires n’ont pas toujours les moyens de recruter des agents. Aux Molières, dans l'Essonne, Yvan Lubraneski est obligé de faire lui-même le service à la cantine. "Ça pèse, c’est lourd, c’est largement un temps plein que je rajoute, voir beaucoup plus, à ma vie professionnelle, ma vie familiale", déplore l'édile. Toutes ces difficultés, ainsi qu’un emploi du temps surchargé, font hésiter de nombreux maires à être de nouveau candidat.

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