Complément d'enquête, France 2

INFO FRANCE 2. La France est "sans nouvelles" de 200 à 300 enfants nés de parents français partis en Syrie et en Irak, affirme le secrétaire d'Etat Laurent Nunez

Dans le numéro de "Complément d'enquête" diffusé jeudi soir à 22h50 sur France 2, Laurent Nunez, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, révèle des chiffres sur les enfants nés de parents français partis en Syrie et en Irak.

Des enfants dans le camp d\'Al-Hol, en Syrie, en février 2019.
Des enfants dans le camp d'Al-Hol, en Syrie, en février 2019. (FRANCE 2)

"Complément d'enquête" consacre son émission du 28 mars, diffusée à 22h50 sur France 2, aux "revenants", ces Français partis en Syrie pour combattre dans les rangs des organisations terroristes et qui sont revenus ou veulent revenir sur le territoire national. Invité de l'émission, Laurent Nunez, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, a répondu aux questions de Jacques Cardoze, et évoqué le sort des enfants de ces jihadistes français. Il évoque pour la première fois leur nombre, environ 500, mais aussi le fait que, pour la plupart d'entre eux, les autorités françaises ne savent pas où ils sont, ni s'ils sont vivants.

"Tous ne rentreront pas en France"

"Sur l'ensemble, en Syrie et en Irak, il y a près de 500 enfants qui évoluent sur zone. affirme Laurent Nunez. On ne sait pas forcément où ils sont tous. Ces 500 enfants sont issus de parents français : 350 qui sont partis [de France] avec leurs parents et 150 dont on pense, c'est une estimation, qu'ils sont nés sur zone. Sur ces 500 enfants, une petite centaine est revenue [en France] depuis 2015, un certain nombre [de mineurs] sont détenus [sur place]. Quant aux autres, les concernant, nous n'avons pas forcément de nouvelles. On peut penser qu'un certain nombre d'entre eux sont décédés dans le cadre du conflit."

Jacques Cardoze, le présentateur de "Complément d'enquête", relance alors Laurent Nunez : "200 à 300 enfants dont on ne sait pas très bien où ils sont ?" Le secrétaire d'Etat lui répond : "Oui, exactement. Un certain nombre d'entre eux seront probablement appréhendés avec leurs parents dans le cadre de la fin des actions de la coalition. Tous ne rentreront pas en France. Encore une fois, c'est la position du gouvernement français : pour les enfants, au cas par cas, dans des situations de détresse humanitaire."