France/Allemagne : le match des dirigeants

La chancelière allemande est bien partie pour remporter les élections dimanche. Elle retrouvera un train de vie qui n'a rien de luxueux comparé à celui des chefs d'État français. Comparaison du confort de nos dirigeants.

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Il y a d'un côté l'Élysée, un joli palais du 18e siècle, surnommé "Le Château". De l’autre, la Chancellerie, austère bâtiment moderne surnommé "La Machine à laver". À Paris, le président français est investi en grandes pompes, à Berlin, la chancelière prête serment en toute simplicité devant les députés. Entre Angela Merkel et Emmanuel Macron, il y a un monde dans l'exercice du pouvoir. Les Allemands exigent de leurs responsables de la sobriété. C'est exactement ce que dégage la Chancellerie. Pas de fantaisies et un protocole réduit à sa plus simple expression comme l'explique le secrétaire général des lieux, le bras droit de la chancelière. "Le bureau de la chancelière est très modeste, on ne voit aucun signe du pouvoir. C'est un bureau comme tous les autres", explique-t-il.

L'objectif est de travailler

Angela Merkel qui préfère travailler sur cette table de réunion plutôt que dans son bureau qu'elle juge trop imposant. À l'heure du déjeuner, quand à l'Élysée on met parfois les petits plats dans les grands, pour les repas officiels, à la Chancellerie, c'est plus frugal. L’objectif est d'abord de travailler. Tout cela se ressent dans le budget : 71 millions d'euros par an pour la Chancellerie, contre 100 millions pour l'Élysée. La chancelière touche 26 000 euros par mois en cumulant toutes ses indemnités. C'est beaucoup plus qu'Emmanuel Macron qui émarge à 15 000 euros. Sur ce point aussi, il y a un monde entre Paris et Berlin.

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La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron lors d\'une conférence de presse commune à l\'Elysée, à Paris, le 13 juillet 2017.
La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse commune à l'Elysée, à Paris, le 13 juillet 2017. (PATRICK KOVARIK / AFP)