Algérie : un vote sous tension

En Algérie, le scrutin été marqué par de nombreuses tensions et troubles notamment en Kabylie. Le mouvement du Hirak, qui conteste les candidats, a rejeté ce vote.

Les images sont fortes : des urnes jetées à terre, notamment à Béjaïa en Kabylie. Une image symbolique qui montre toutes les tensions. Des bulletins piétinés aussi, preuve que de nombreux Algériens sont hostiles au scrutin et aux candidats proposés, des descendants du régime selon eux. 24 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes, mais au regard de l'affluence dans les bureaux de vote, peu s'étaient déplacés. Certains veulent en finir avec la crise. "Depuis le mois de février, on est sans président et ça joue sur certaines bases comme l'économie, il faut avancer. Si ça ne plait pas, on revotera", explique une femme.

Participation faible

En Kabylie, une foule de protestataires s'est reformée avec des slogans hostiles au pouvoir. À Alger, des manifestants se sont rassemblés et parfois quelques tensions sont apparues avec les forces de l'ordre. "Nous ne sommes pas contre l'élection, nous sommes contre ce gang, c'est tout", explique un manifestant. À 17 heures, il y avait seulement 33% de participation selon la commission indépendante.

Des manifestants défilent contre le scrutin, le 11 décembre 2019 à Alger (Algérie).
Des manifestants défilent contre le scrutin, le 11 décembre 2019 à Alger (Algérie). (FAROUK BATICHE / DPA / AFP)