Martinique : comment continuer à vivre avec les conséquences du pesticide chlordécone ?

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Martinique : comment continuer à vivre avec les conséquences du pesticide chlordécone ?
Article rédigé par
S. Soubane, J.-M. Mier, C. Beauvallet, J.-B. Robert - France 3
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Le chlordécone a été massivement utilisé durant près de 20 ans en Guadeloupe et en Martinique. Très toxique, il aurait contaminé plus de 90 % de la population.

Les bananeraies sont le symbole du scandale sanitaire du chlordécone, et de la vie de Juliette Péloponèse, qui a travaillé durant 45 ans dans une plantation. Elle a manipulé du chlordécone, et en souffre encore aujourd'hui. "On ne savait pas que c'était dangereux", confie-t-elle. Les malades potentiellement liés au pesticide se comptent par milliers, et pas uniquement chez les ouvriers de la banane.

Record mondial du cancer de la prostate

La Martinique détient le record mondial du cancer de la prostate. Le chlordécone a pollué toute la chaine alimentaire, et contaminé l'eau et les sols. Cette pollution, invisible et persistante, est présente pour un à sept siècles. Comment continuer à cultiver sans empoisonner ? Abdul Djiré, ancien professeur d'économie, passionné de botanique, a rasé son exploitation de bananes et a planté des arbres fruitiers, les seuls qui échappent au poison. Pour en être certain, il a fait tester son sol et ses fruits plusieurs fois. 

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